Decembre 1972 - Bar Mitzvah

Hilda bensimon et Mme Germaine Bouchara
24 decembre 1972

Ma bar-mitzvah 24 décembre 1972

le 24 décembre 1972 j'ai 13 ans et c'est ma majorité religieuse, Papy et Natacha, mon frère (envoyé à Paris à cause d'une relation sentimentale qui déplaisait a mes parents) mes cousins mes oncles de Madrid, et tous les invites, que je ne connaissais pas, mais c'était une très jolie fête, j'étais déjà au Lycée Regnault et je me souviens d'avoir invité un camarade d'origine syrienne qui en lisant le bristol d'invitation avec "Bar-Mitsva" me dit qu'il ne pourrait pas venir dans un bar...
Le lendemain je pus ouvrir les paquets cadeaux avec une grande majorité de paquets vides.
L'année suivante j'avais eu l'intuition que ça allait être une mauvaise année, je m'en étais exprime à Mme Koubi ma prof particulière...
La guerre du Yom Kippour mes parents nous envoyèrent à Madrid chez mes oncles. Puis au retour le choc pétrolier...
C'est vers cette époque que je remarquais des ouvriers s'affairer sur les poteaux téléphoniques. C'est aussi à ce moment-là qu'un jour l'Annexe Administrative 6 de Tanger s'est installée en face de la villa.
Un jour au lycée un camarade me décrivit en détail ce que j'avais fait le Dimanche dans ma chambre...
Je commençais aussi ma relation avec Diane Toledano. Une bien curieuse histoire.
La famille Toledano était une famille très en vue dans la société tangéroise, 2 sœurs que ma mère décrivait comme lunatiques et 2 frères qui vivaient avec leurs parents dans une belle villa en pierre de taille au début de l'avenue Sidi-Amar. Ma mère commença de fréquenter Raphael l'aine, au début des années 50, et ilse disait qu'ils allaient se fiancer. Un jour, Raphael Toledano donnait une surprise partie, il insista: Clarisse Vous viendrez avec un gâteau fait de vos mains…Ma mère et la pâtisserie ça faisait 2! Le jour venu ma mère s'affairait dans la cuisine, son premier gâteau était rate, elle recommença, le second était pire, ses sœurs lui dirent, laisses nous faire, tu diras que c'est toi qui l'a fait! Non il a dit "de mes mains"!
La dernière tentative n'était guère plus reluisante, mais elle la recouvrit d'une crème au chocolat qui faisait son effet. Elle se rendit a la surprise partie en compagnie d'une amie et "Raphael" posa le gâteau au milieu de la table, plusieurs Rumba plus tard arriva le moment des desserts, et Raphael dit: C'est le moment de couper le gâteau de Clarisse! Mais Clarisse pensa que la meilleure chose à faire était de partir au plus vite, ce qu'elle fit sous un prétexte quelconque. Elle me disait souvent que depuis ce jour il ne lui adressa plus la parole et qu'il gardait sur les lèvres un rictus coincé. Et voilà que quelques années plus tard je connus Diane et sa sœur Deborah. Avec Sylvia (ma cousine) nous allions souvent chez elles. Un jour je voulus m'assoir dans le salon et je vis Raphael venir éviter que je m'asseye, il sortit de sous un coussin du canapé une soupière en argent, il cachait l'argenterie sous les coussins des canapés…Je me souviens aussi y avoir mangé les meilleurs abricots qui soit, cueilli du jardin, d'un arbre que le sultan lui-même offrit a la famille. Diane aussi me fit gouter a ses "pastels" une spécialité juive marocaine, de la viande dans des pommes de terre écrasée, un vrai délice, je garde encore en mémoire ce gout.
Je crois que cette année était terrible et c'est un soir de mal être que j'ouvris l'armoire de mes parents pour prendre la boite d'Optalidon que j'avalais...quand je me sentais partir je demandais à ma cousine de prévenir mes parents, ma mère vint me chercher et nous nous rendîmes en premier lieu chercher mon père au Casino de Tanger, direction l'hôpital espagnol, lavage d'estomac et une merveilleuse rencontre avec une none infirmière Espagnole, qui m'a dit les bons mots au bon moment...
Le soir des "Optalidons" a des milliers de kms de la a Paris, mon frère aussi faillit perdre la vie, dans un accident de moto, dont il s'en était tire avec une fracture ouvert jambe…
L'année suivante mon père fut nommé vice consul par Le consul de Tunisie Masmudi, et je commençais mon régime.
45 kg c'est ce que j'ai perdu, mon père travaillait au Minzah à Tanger.
Les choses allaient mieux. Diane m'excitait, nous sommes sortis ensemble puis vint
la mort de Mr Bouchara, ma mère demanda à son épouse de venir s'installer à la maison, ce qu'elle fit tout en gardant un petit pied à terre .Je l'aimais beaucoup. Au milieu des années 70 il y avait au lycée 3 filles Isabelle, Marguerite et Françoise, je les aimais bien, un ami, Umberto, des camarades de classe, une ambiance de lycée bizarre des fils de commissaire qui se la jouaient, des fils de grandes familles comme les Tazi, Benjelloun, les Français et de moins en moins de Juifs.
Je me refugiais dans la peinture et même une fois nous avons avec ma mère récupérée une de ces pierres de grés de la "montagne" que j'ai mis dans la malle arrière de la R12 et que je n'ai jamais réussi à sculpter correctement.

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Commentaires

11.04 | 09:10

C'est une composition mixte, Résine, volière enduit au pinceau, feuille d'or, acrylique, bois et plastique, passez le bonjour à vos parents de ma part

...
11.04 | 09:07

Je ne sais pas si c'est votre père qui l'avait acquis vers 1991, je me souviens très bien de ce jour, il m'a dit que c'était son cadeau pour ses 50 ans

...
10.04 | 23:57

Bonjour,

C'est exact !
Déménagement de papa ne permettant pas de l'exposer dans son appartement par manque de place...
Quelle est sa composition ?

Cdlt

...
10.04 | 07:36

Bonjour Xavier, Avec un chiffon légèrement humide.
Etes-vous le nouveau propriétaire?

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