1992-1995 - Les Brumes

1992
c'est vers le mois de septembre ou Octobre, que nous reçûmes un exemplaire du nouvel observateur.
Je parcourais le magazine sans être plus concentré que ça.
Dans la nuit je rêvais de ma mère, en colère, me disant, je ne veux pas rester dans cet hôtel!
A mon réveil je relisais à nouveau le dernier numéro du NOBS, et c'est dans un de ces articles médicaux  que l'impensable attira mon attention. La photo illustrant cet article, une femme le visage cache par l'intubateur, mais les cheveux, la poitrine, le geste de la main retenant un bout de drap, ces mains si caractéristiques, c'était bien elle, ils avaient osé! Immédiatement je passe le journal a mon père, il dit: "ce n'est pas vrai!
J'appelai Patrick:
"Oui c'est elle!"
Je pris une feuille de papier et commençai à rédiger une longue lettre que j'adressai a Jean Daniel.
Sa réponse ne tarda pas, il était choqué de ce qu'il s'était passe, m'invitait à me mettre en rapport avec le rédacteur photo, ce que je fis, celui-ci me donna le numéro de la photographe, je l'appelai et elle m'envoya d'autres clichés. C'était bien Maman, dans un premier temps je partais consulter un ami avocat a st Gratien, Patrick Maigret, je lui expliquai l'affaire, il me dit ok, mais après une réunion familiale, et pour ne pas remuer et rajouter a la peine trop vivace nous avons décidé de ne rien faire. Depuis je remarquais que dans tous les journaux désormais aucun élément pouvant identifier un patient n'est visible sur les photos> Reste un point qui me tracasse toujours: ma mère a fait une septicémie, quand on sait que des éléments extérieurs non protégés ou stérilisés peuvent en être la cause, je reste persuadé que c'est l'introduction de ces appareils photo qui sont la cause de son empoisonnement du sang. Cette photographe était entrée dans cet espace protégé sans notre autorisation, mais qui prouve qu'en plus elle avait pris les mesures d'hygiène élémentaire pour éviter une contamination mortelle, celle du "Piosonic"? Le pire c'est le jeu des infirmières ensuite nous laissant entendre que c'est nous sa famille qui étions la cause de cette contamination! Dans ces photos que j'ai reçues on voit clairement une des infirmières, l'une d'elle sans masque au chevet de ma mère.
Je garde depuis du corps médical Français une profonde méfiance, et Dieu sait combien j'avais raison! Mais cela sera expliqué plus tard...

A l'automne je rencontrais Frédérique Emy, dans un Sauna près de la gare de l'est.
Tout de suite nous nous sommes aimés. Il travaillait à l'EDF c'était le juriste de l'entreprise. Je venais de perdre ma mère et lui avait la sienne très présente, c'était une mère que l'on appelle "possessive".
Par l'intermédiaire de Jean-Paul Chayrigues de Olmetta et Christophe Rannaud, amis du comptable du Théâtre Tristan Bernard, à Paris, Edy Saiovici, le directeur me proposa une exposition dans l'espace Tristan Bernard, mitoyen au théâtre.
Edy Saiovici était un homme extraordinaire de gentillesse et de sensibilité, avec son épouse il formait un couple rempli d'une bonté sans limites. Le couple avait plusieurs animaux chez eux essentiellement des chats.
Un mois avant l'exposition je n'avais pas un sou, et dans ma tête je calculais combien il me manquait pour pouvoir faire cette exposition hommage a ma mère: 1300 Francs. Je me dirigeai vers le Prisunic, rue Charles de Gaulle à Enghien les Bains, c'est près de l'étal des légumes a l'extérieur du magasin qu'une impulsion avec un mal de tête me fit deviner, "regardes par terre"
Je baissais les yeux, et là un bracelet gourmette en or et brillants brillait sur le sol, je me baissais et le ramassais, personne autour ne le réclamait, je l'emportais chez moi.
Le lendemain je me rendais rue Haussmann chez un bijoutier d'occasion, près d'un grand hôtel, avant le croisement avec le boulevard des Italiens. Le propriétaire, très consciencieux pesa le bracelet gourmette compta les diamants, puis me proposa: 1300 francs, c'est ce que je vous donnerai Je restai bouche bée, il rajouta je vais le mettre en dépôt vente.
Le lendemain je rappelai, il me confirma l'avoir vendu et j'eus les 1300 Francs qui me manquaient pour faire le vernissage.
Je vais être clair, je ne pense pas qu'il y ait du "paranormal" dans tout ça. Je crois par contre a notre faculté de perception, pour le rêve de ma mère disant je ne veux pas être dans cet hôtel, j'avais remarqué inconsciemment cette photo puisque j'avais parcouru le magazine. Pour le bracelet ça peut paraitre plus étrange mais, je m'étais mis en condition pour une somme de 1300 Francs, et c'est ce que j'ai trouvé. Non il n'y a pas de délire, juste des circonstances, de plus tout est vérifiable.
Le vernissage eut lieu en Mars 1993, mon mois préféré. Frédérique vint avec sa mère, Edmée la meilleure amie de ma mère aussi et en dehors de mon frère et sa compagne qui ronchons lancèrent: "rien de nouveau" toujours aussi aimables... le vernissage et l'exposition furent un succès. Je m'occupai de l'accueil pendant toute l'exposition, pour l'ouverture de l'espace je devais passer devant le professeur Perimony qui donnait ses cours dans le théâtre, et qui quelque peu acariâtre ne ratait pas de râler a l'ouverture de la porte de l'espace. J'essayais d'être discret.
Un jour Edy avant de quitter le théâtre en fin d'après-midi vint me voir, j'étais en pleurs, envahi par mes souvenirs, il comprit et dit ne vous inquiétez pas je reviendrais demain.
Un soir, un beau jeune homme rentra commença à regarder les toiles et œuvres puis vint me rejoindre en face de mon bureau: "Je peux vous renseigner?
Oui je veux coucher avec vous"

Il m'emmena dans son grenier à quelques pas du théâtre, ce fut un heureux moment, loin de tous mes mauvais souvenirs. Je sentais et possédait ce magnifique corps ferme sous mes mains, nous nous sommes quittes fatigues et sevrés d'amour, nous savions avec regret que nous ne nous reverrions plus, mais c'est ce que l'on appelle un "instant sexe"
Je vendis bien lors de cette exposition Notamment au directeur artistique du groupe "le Quatuor"

Les Saiovici restent des personnes très chères dans mon cœur.
Apres la mort de ma mère, Patrick et mon père furent à l' origine d'un montage financier afin de payer les mensualités de l'appartement au CCF. C'est sur mon compte que les versements étaient fait de la CEGETI, je les retirais et allai les verser au CCF sur le compte de mon père.
J'étais en position de faiblesse, je signais les assemblées quand le dimanche Patrick ou mon père les apportaient a l'appartement. Puis un jour mon père décida de ne plus payer, sur les conseils de Patrick, ils décidèrent de poursuivre la banque pour mauvaise information sur les crédits immobiliers. Je lui conseillai de bien réfléchir, mais rien ne le fit changer d'avis. les Pâques 1993 arrivaient et je voyais mon père partir tous les soirs à la même heure, intrigue, un jour je vérifiai ses relevés bancaires et c'est comme ça que je compris ce qu'il faisait, il partait au Casino D'Enghien ou il retirait au distributeur automatique des sommes astronomiques>
Ce soir-là je lui en parlai, il commença a m'insulter, me disant de partir. Je sorti en pleurs de l'appartement, m'assis sur un banc public, au coin de la rue de labarre et en face de la gare d'Enghien les bains, les yeux rouges de larmes, une voiture de police passa, ils baissèrent les vitres: "Tout va bien monsieur?

Je fis signe oui de la tête, ils repartirent.
Je me décidais et pris le train pour Paris. Sans le sou je m'enfermais dans le studio ne répondant plus au téléphone.
Enfin près d'une semaine après le soir du seder de Pâques, j'entendis frapper a la porte.
Mon père était la avec une casserole pleine de soupe de légumes, cela faisait plusieurs jours que je ne mangeais pas, j'allais défaillir...Il me demanda de revenir à l'appartement de Montmorency, je fis ce que je n'aurais jamais dû faire, j'acceptais...
La difficile cohabitation recommençait. Je me mis au sport d'une manière intensive, c'était une façon de me défendre contre le mauvais sort. Après Pâques vers le début de l'été je rencontrais Travis Cork, un Américain, sur le parterre derrière le musée de l'Orangerie, dans les jardins des Tuileries. Il me dit: " You are beautiful" Il ne me plaisait pas mais avait l'air gentil, nous sommes allé diner dans un restaurant aux Halles dans la rue du jour, avant le métro Etienne marcel. Ce fut un bon moment, nous avons parlé d'un peu tout, il me demanda tout de suite de venir avec lui à Atlanta, je trouvais ça mignon, mais je lui expliquai que non. IL argumenta "I can help you with your work...
-well you have my phone number, meanwhile, I wish you a great travel"

Il ne cessa de m'appeler, pendant près d'un an. Au mois d'Avril 1994 après une grande dispute avec mon père il rappela, encore une fois...J'acceptais. Il m'envoya un billet allez retour pour Atlanta pour la mi-juin.

Je commençais à préparer le départ, je pris toutes les dispositions et fis les procurations bancaires à mon père sur mon compte à la BNP.
Enfin j'allais fuir cet enfer de famille, ce poids et cette haine que je ressentais, enfin j'allais affronter le nouveau monde, celui qui me faisait tant rêver depuis mon enfance.
C'est ainsi qu' au mois de juin je pris l'avion pour Atlanta, Georgie>
A l'aéroport m'attendait un ami efflanqué de Travis, celui-ci qui travaillait à la Croix rouge ne put venir. Il m'emmena dans un restaurant a Piedmont le quartier gay de la ville.
Je fus surpris par la taille des mets gargantuesque, mais ça restait de la nourriture simple et délicieuse. Ensuite nous fumes dans un bar, et la encore je pouvais découvrir la beauté des hommes américains.
J'attendais Travis et finis par m'endormir, il arriva enfin, plutôt tard je lui donnais les cadeaux qu'il m'avait demandé, des boites de cachou et deux anciens 45 tours de Mireille Mathieu chantant de l'Ennio Morricone, ça ne s'invente pas. Dans le lit il commença a me toucher mais son contact me dégoutait je simulais la fatigue du voyage.
Le Lendemain, nous partions pour New York, JFK par l'aéroport international d'Atlanta, aéroport flambant neuf. A New York, nous roulions sur le Pont De Brooklyn en direction de Manhattan et de l'hôtel Plaza. Là ce fut un grand choc de voir de mes yeux ce pont mythique, et le luxe de cet hôtel. De découvrir Central Park, et le musée Guggenheim New York, la 5 me avenue, Broadway, le village.
Le lendemain matin nous primes le petit déjeuner a l'hôtel, Travis m'emmena voir Miss Saigon, incroyable, un hélicoptère arrivant sur scène, ma voisine de siège pleurait, moi je commençais à trouver le temps long. Ou en étaient ses promesses, il avait promis de m'introduire chez les galeristes, j'étais venu avec mon book, mais rien ne se passait. Travis avait acheté des places pour le match de foot de la coupe du monde avec l'équipe du Maroc...Le soir au Village je me souviens de ce grand et beau Black dans son siège roulant qui nous demandait de l'aide pour l'aider a faire un mouvement afin de se caler sur son siège, Travis me dit ignore-le je ne l'écoutais pas, j'allais l'aider, le pauvre garçon souffrait à chaque mouvement il était maigre je compris sa maladie, mais je l'ai aidé alors que tous s'en détournait. Travis, m'en fis le reproche, me dit: "il a peut-être la tuberculose il est contagieux! J'étais scandalisé, mais même après nous être attables sur une des terrasses exiguës du village, il continua à me faire des reproches, je me levais alors pour me laver les mains. Plus tard c'est dans un bar du village ou il m'emmena que je compris que rien n'y ferait.
Le lendemain nous allions manger un Woody Allen Carnegie deli, sur la 7th avenue, un régal mais impossible à finir! A l'entrée du restaurant un mendiant, recevant sans arrêt des fins de non-recevoir des clients qui faisaient la queue, finit par dire: "Save the Whales!" (Sauvez les baleines) j'ai bien ri.
Puis nous allions dans un de ses buildings grand magasin de la 5th avenue. Une vendeuse aux magnifiques yeux bleus s'occupait de Travis. Il me sembla la reconnaitre, mais à chacun de ses passages je sentais une terrible odeur de soufre, je la regardais et je vis une main avec une bague. Comme je remarquai qu'elle parlait avec un accent Français, je me décidai à lui parler. "Vous êtes Française?
-Oui et comme j'ai beaucoup de connaissances je fais vendeuse aussi dans ce magasin
Décidément j'avais vu cette femme quelque part...
-Tout se passe bien chez vous?
Elle hésita: "oui, répondit-elle sans assurance, pourquoi?
-Je ne sais pas, je sens que quelque chose ne va pas très bien (je prenais des risques...)
-Pour tout dire je me suis levée avec une mauvaise impression, ma mère est malade en France et je suis inquiète
-Avez-vous reçu une bague récemment?
Elle me montra sa main, elle arborait une bague avec une pierre verte: "Des amis me l'ont offerte hier
-Enlevez la et mettez la dans un verre d'eau, évitez de la remettre
-Vous pensez qu'on voudrait m'attaquer pour me l'enlever?
-Non, mais je ne pense pas qu'elle puisse vous apporter de bonnes choses
Elle enleva sa bague. Travis acheta son t-Shirt de luxe et nous partîmes
les plans de Travis était de partir sur Cap Cod après le match de football, je regrettai ce voyage, le lendemain matin je décidais d'aller dans les galeries, si j'arrivai à la conclusion que ça serait dur d'arriver comme artiste, en revanche devant une queue de postulants a une offre d'emploi devant un restaurant, je compris que trouver un travail serait très facile.
De retour à l'hôtel et suite à une nouvelle avance de Travis je lui fis comprendre que ça ne marcherait pas et que j'étais déçu, je pensais vraiment qu'il allait m'aider pour m'introduire auprès de galeristes.
Travis partit ce soir-là, je restais seul dans la chambre sans arriver à dormir.
Le lendemain je préparais ma valise, je décidais de repartir pour la France. Travis arriva, je lui expliquai que je partais, il me dit "j'espère que tu vas souffrir pour comprendre ce que tu perds
Le pauvre s'il savait à ce moment-là...
Je descendais les bagages à la main sortait hors du Plaza et me retrouvai au milieu de la gay pride...Mais que j'avais été con! Je revins vers l'hôtel, tapai a la porte de la chambre, il répondit qu'il faisait la sieste, je compris et descendis a l'accueil, j'expliquais ma situation a la concierge de l'hôtel, qui fut vraiment extraordinaire: elle appela en premier lieu l'ambassade de France, puis le YMCA un peu plus haut que le Plaza, près de Central Park.
Le lendemain, Lundi j'appelai le service social de l'ambassade de France, j'avais rendez-vous dans la matinée, un dame adorable me reçut, je lui expliquai ce qui m'étais arrive, pragmatique elle me dit il faut récupérer le billet de retour, elle pris Rendez-vous chez Delta, qui n'était d'ailleurs pas très loin du Plaza.
J'y arrivai, expliquai que je "l'avais perdu" la réceptionniste fit une recherche, puis me dit que j'aurai à payer un petit quelque chose, je dis ok. J'obtins un billet de retour, derrière moi, a mon air ravi, la queue qui s'était formée commença a applaudir...Le rêve Américain!
Mon nouveau billet en poche je décidai de m'offrir un déjeuner a "l'américaine" je rentrai dans un restaurant Italien sur Broadway, je m'attablai et commandai un plat de pâtes aux fruits de mer ENORME, mais sans trop de gout, alors j'enchainai sur un dessert ENORME mais sans gout non plus...
En sortant du restaurant j'appelai l'Ambassade, pour dire que j'avais le billet de retour, elle me dit:
- Mr Cork nous a appelé, je lui ai demandé de venir déposer le billet, mais il a commencé à hurler dans la queue devant l'ambassade et le service de sécurité a dû l'expulser.
Au fond c'était peut-être une chance que je retourne en France...
Le lendemain une estafette vint me chercher à l'YMCA en direction de JFK, je m'assis a cote d'une dame charmante, Diane Kauffman. L'avion ne décollait pas, alors que les moteurs tournaient, le départ était retarde, nous devions apprendre que Clinton venait d'arriver à l'aéroport.
Nous décollions enfin, pendant le vol je dévoilais a Diane mon sentiment, cette impression qui ne m'avait pas quitté depuis mon arrivée a New York, un lien avec moi je ne pouvais l'expliquer, une sensation future...
A mon arrivée à Roissy, je pris un bus, puis retournais chez moi à Montmorency en train de la gare du Nord.
J'appelais mon père a la CEGETI (le bureau)
Je laissais un message, il revint, nous avons un peu parle, il regarda une photo de ma mère et lui dis:
"il a été a New York!"
Quelques jours plus tard je rencontrais Jean François Shemann au Quetzal, dans le Marais.
Un Perrier a la main j'étais dans un coin de la deuxième salle, un homme en kilt s'approcha, il me répugnait, je sentis sa main sur mes fesses, je me dégageais et sans faire exprès butai sur Jean-François qui avait assisté à la scène, nous avons un peu ri.
Nous avons passé la nuit chez lui, une longue histoire commençait, qui allait perdurer jusqu'en 1996

Jean François m'aima, il me fit découvrir la Touraine, sa région et la Boitière, sa maison secondaire. Il me fit échapper de mon milieu familial ou je retombais depuis mon retour a Paris.
C'est en sa compagnie que je rentrais la première fois chez Locatoile, rue Vieille du Temple, ou je signais un contrat... Mes "œuvres" étaient louées par des particuliers.
Ce fut un matin, dans un demi sommeil, je vis au coin de la pièce une échelle avec deux jeunes hommes, l'un, une marche au-dessus de l'autre, ils étaient doux, bruns.
Ma mère venait vers mon lit, elle portait la chemise de nuit que je lui avais offerte à l'hôpital et sa robe de chambre en pilou rose. Elle me souriait.
Je lui dis:
-Maman je suis si heureux de te revoir, je crois que je suis mort
-Non, tu vas te réveiller, j'ai un secret pour toi
Elle mit sa main droite dans sa poche droite et en sortit une boule noire et rouge, elle la tendit vers moi, la boule était mouvante. Elle la remit dans sa poche, puis rejoint les 2 hommes enfants sur l'échelle...Je me réveillais

 Je racontais Le rêve a mon père. Il avait eu l'air surpris.
Le soir en rentrant je le sentais contrarie, il me raconta:
-Patrick m'a parlé aujourd'hui, il m'a dit qu'il allait proposer au CCF de reprendre les crédits de l'appartement
Mon père lui demanda:
-Et moi et Robert?
-Vous irez ailleurs"

Je compris tout en un instant
ainsi il avait mis main basse sur la CEGETI, il avait même installe l'atelier de son épouse dans une partie du bureau, pour lui permettre de "créer ses modèles" Mais ce n'était pas tout, après la mort de ma mère, mon frère avait fait une procuration antidatée cédant les parts dans la CEGETI de ma mère a sa compagne.
Nous avons eu une réunion la nuit suivante, avec son épouse.
Ils étaient d'une arrogance rare, ils se voyaient déjà chez eux. Elle me dit mais qui crois-tu qui paye cet appartement?
Quel toupet, Ils n'avaient pas perdu de temps dès le décès de Maman pour tout s'accaparer et voici que maintenant ils voulaient faire croire que c'est eux qui payaient pour l'appartement, et en plus ils avaient prévu de faire une SCI en achetant en plus les murs du bureau en les mettant à leur compte.
J'étais dégouté.
Je dis à Patrick
- Il n'y a pas de raisons pour que les actions de Maman soient au nom de Domitille, fais une nouvelle procuration de ses actions a nom à nous, à l'époque ils n'étaient pas encore maries. Patrick refusa, je lui dis, c'est simple si tu ne le fais pas je vous dénoncerai Domitille comme travaillant au noir a la CEGETI, je ne l'aurai jamais fait de toutes façons, mais Patrick se leva et se jeta sur moi pour me casser la figure, les coups ont plu dans les deux sens, mon père et Domitille vinrent nous séparer.
Patrick me dit:
-si je te croise dans la rue, je traverse et je te tue, Maman se retourne dans sa tombe
-Maman s'était déjà retournée dans sa tombe quand elle a vu ce que tu avais manigance
Il se tut, ils partirent
Je dis à Papa: Dans moins de 5 minutes ils remontent
La sonnette retentit, c'étaient eux, Domitille écrivit la procuration, la signa, je demandais à vérifier la signature et la date de naissance sur sa carte d'identité.
Ils partirent, non sans manquer de me lancer des insultes, et les pires souhaits.
Je ne revis plus Domitille qui partit s'installer à Lyon sur les traces d'une amie, Patrick la rejoignis un peu plus tard.
Pour moi je continuais de fréquenter Jean-François, mais comme me l'annonçait ma mère dans ce "semi rêve" j'allais me réveiller

Écrire un nouveau commentaire: (Cliquez ici)

SimpleSite.com
Caractères restants : 160
OK Envoi...
Voir tous les commentaires

Commentaires

11.04 | 09:10

C'est une composition mixte, Résine, volière enduit au pinceau, feuille d'or, acrylique, bois et plastique, passez le bonjour à vos parents de ma part

...
11.04 | 09:07

Je ne sais pas si c'est votre père qui l'avait acquis vers 1991, je me souviens très bien de ce jour, il m'a dit que c'était son cadeau pour ses 50 ans

...
10.04 | 23:57

Bonjour,

C'est exact !
Déménagement de papa ne permettant pas de l'exposer dans son appartement par manque de place...
Quelle est sa composition ?

Cdlt

...
10.04 | 07:36

Bonjour Xavier, Avec un chiffon légèrement humide.
Etes-vous le nouveau propriétaire?

...
Vous aimez cette page
Bonjour !
Créez votre site web tout comme moi! C'est facile et vous pouvez essayer sans payer
ANNONCE