Les barbouzes du pouvoir

Dès le début de cette procédure je sentais des freins, un ralentissement et des écueils en longueur, une barrière en cachant une autre...
Je sentais des interventions. À commencer par ma famille, mon frère et mon père déclarant:
- Alors comme ça tu nous a pourri la vie toutes ces années pour rien?
car bien sur l'épreuve que j'avais traversée n'était en rien comparable à celle que eux auraient subie à cause de ma maladie, ben voyons...
Je n'oublie pas non plus que pendant mes recherches pour obtenir une copie des examens, mon père m'avait lancé: Apres tout rien ne me prouve que tu ne nous a pas menti
Un jour mon il revint du bureau et me dit:
- Laisses tomber cette histoire
- Et puis quoi encore?
Mon avocate me demandait des attestations de témoignages. Je dus recontacter les personnes qui avaient traversé ma vie pendant ces année-là.
Evelyne, elle avait refait sa vie en épousant un médecin qui lui fit 2 enfants:
C'est un coup monte de ta famille (elle fut la première a me le dire) Mais vengeance de femme, elle rajouta: qui crois-tu que ça va intéresser?
Raymond:
Moi je n'ai rien en tous cas (avait-il compris ce que je lui dis?)
Christophe:
Maintenant je comprends tout! Tu sais Jean-Pierre est mort du Sida!
Le beau et tendre Jean Pierre, je fus submergé de peine par cette nouvelle
-Mais toi, ou en es-tu?
- Je ne veux pas savoir!
 Edy saiovici qui accepta de me faire une attestation de témoignage
Cathy une amie d'enfance, et Cathia ma cousine aussi, et Geoffroy de Ville d'Avray, et beaucoup d'autres mais mon père je dus le prendre sur le vif pour lui faire écrire cette attestation quant à mon frère il refusa de la faire...
Jean François revint quelques jours en vacances, je ne pouvais plus lui cacher ce qu'il se passait d'autant plus que j'avais des doutes sur mon avocate des que je reçu ses premières conclusions. Les dommages et intérêts demandés étaient ridiculement bas, j'écrivis a maitre Kiejman pour savoir s'il acceptait de reprendre le dossier, mais sa réponse fut négative, il prétendait être a la retraite et que seuls des affaires d'un certain intérêt pouvait l'intéresser.
Evidement Jean-François me fit remarquer que je lui avais menti par omission, puisque je lui avais caché ma supposée "séropositivité" ce fut un moment très pénible, je lui fis comprendre que mon quotidien était celui d'une mort imminente, une épée de Damoclès, je ne pouvais supporter l'idée de perdre le peu de personnes auxquelles je tenais ou qui me démontraient de l'affection, parce que j'étais malade.
Il finit par comprendre mais ce fut a contre cœur, il avait raison ses arguments étaient justes.
En Juillet un terrible évènement qui devrait avoir son intérêt un peu plus tard eut lieu:
Le Boeing 747-131 du vol TWA 800 au départ de New York JFK et à destination de Rome Fiumicino, via Paris Charles-de-Gaulle, explosa en plein vol au large de l'île de Long Island, le 17 juillet 1996 à 20:31:19 heure locale, 20 minutes après son décollage. Aucune des 230 personnes à bord n'a survécu (4 navigants, 14 personnels de cabine et 212 passagers).
Un évènement terrible, et au-delà de cet accident terrible et encore pas vraiment explique restent les passagers de ce vol maudit, mais nous y viendrons...
Mon nouveau statut me renforçait, je pense que la bataille aussi que je menai pour comprendre et obtenir les preuves me rendaient confiance en moi.
Papa perdit son procès en 1 ère instance contre le CCF, il fallait trouver un avocat spécialisé en appel. Ce fut le fils de la meilleure amie de ma mère, Didier Amsellem qui nous orienta vers un avocat que je peux désormais cataloguer de douteux. Je pensais de mon côté a lui obtenir des témoignages et je songeais tout naturellement à Claude Morigny, mon ancienne chargée de compte au CCF.
Je l'appelai lui raconter l'affaire des prêts immobiliers et elle me raconta comment elle avait été évincée de la banque, le procès qu'elle lui avait intente et qu'elle avait perdu, je lui racontais mon procès en cours, elle me dit: "c'est un coup monte de votre famille"... 2 eme fois que l'on me disait ca
-Pour quelles raisons?
-Je le sais
Je pensais a un délire...
La situation s'envenimait entre mon père et moi, il était agressif et dépendait de plus en plus dans le jeu, ses relevés de comptes en témoignaient.
Patrick envisagea à ce moment-là de s'installer définitivement à Lyon avec sa compagne qu'il avait fini par épouser pour "raisons pratiques" sans inviter aucun membre de sa famille, juste ceux de sa femme...
Un jour je reçus un appel d'une nouvelle assistante de mon avocat, Mlle Zeitoun, je m'en souviens encore.
Elle voulait me voir, une fois dans le bureau de mon avocate elle me demanda à la suite des conclusions de la partie défenderesse de l'aider à trouver une preuve juridique, une circulaire concernant les tests du SIDA a l'époque de mon test.
J'appelai le ministère de la sante et on m'aiguilla vers la partie du ministère chargée des laboratoires et des transfusions sanguines, j'appris grâce à eux et a une personne qui me renseigna 2 choses:
- Le laboratoire Biomed avait été ferme par décision administrative et aucune action juridique n'était possible contre lui
-Il existait une circulaire de 1985 concernant les dépistages au VIH pour les transfusions sanguines cette circulaire prévoyait bien la prise de deux échantillons différents pour le test VIH et pour le test WESTERN BLOT et deux différentes prises de sang.
Maitre Camus allait préparer de nouvelles conclusions
Je rencontrai au QG une boite bordel gay du Marais Un très bel homme, Lucas, nous avons eu un coup de foudre, et nous avons beaucoup parle, il habitait Lyon et travaillait au département Marketing des laboratoires Mérieux. C'est par lui que j'appris que le père Mérieux avait créé une chapelle a l'attention de son fils, Rodolphe mort dans le vol TWA 800 avec d'autres membres de l'institut Mérieux, il m'apprit aussi que l'institut Pasteur était sous le contrôle des laboratoires Mérieux.
Les dernières conclusions aux intérêts du docteur Boukris m'avait fait bondir, il laissait entendre que si j'étais négatif c'était dû au fait que j'étais au stade terminal sans aucune défense immunitaire permettant d'identifier le virus VIH! Le comble de la connerie, et c'est le conseil d'un médecin qui concluait cela...
Je décidais d'aller à l'institut fournier pour faire un nouveau test en anonyme
Je m'entretenais du tout au téléphone avec ma tante Germaine Sillam, je la prévins que je devais prendre le test le 3 décembre 1996 à Paris, a l'institut.
Lorsque j'arrivai sur place, on me remit les tests: Négatifs. J'expliquais mon cas, l'infirmière me demanda d'attendre un instant.
Elle revint avec un médecin, le professeur Alonso de l'institut fournier, un homme extraordinaire. Il était bouleversé et choqué par ce que je lui racontais, il me dit, je vais vous faire un courrier.
Je devais partir mais il me retint encore un instant il me demanda quelques renseignements complémentaires, pendant 10 minutes.
Je quittai l'institut et me dirigeai vers la station Denfert Rochereau.
Une fois sur le quai je remarquai que la rame ratée pendant les minutes que j'avais passé avec le professeur Alonso était stoppée entre la station Denfert Rochereau et Port Royal, il était 18 heures, un attentat venait d'avoir lieu, des agents RATP demandaient à tous les voyageurs d'évacuer la station> Le professeur Alonso sans le savoir, m'avait sauvé la vie.
http://www.ina.fr/video/CAC96070558
En rentrant ma tante Germaine appelait, mon cousin Robert (dit le grand) appelait aussi ainsi que quelques amis qui s'inquiétaient, ils savaient que j'étais a Denfert Rochereau ce jour-là.
Je n'ai pu m'empêcher de trouver cela étrange, j'essayais tout de même de ne pas tomber dans une paranoïa.
Le professeur Alonso m'appela lui aussi le lendemain, je le remerciai pour les quelques minutes qui m'avait évité peut être le pire, il me confirma qu'il avait fait refaire les tests et qu'ils étaient en effet négatifs, il m'envoyait un courrier.
Je reçu ce courrier une lettre probante pour la procédure judiciaire.
Je regrettai cependant le choix du civil de la part de l'avocate qui nous faisait perdre compte tenu des délais de prescription de 10 ans la possibilité d'attaquer en pénal. J'insistai plusieurs fois auprès d'elle sur l'option pénale, mais elle la balayait par des pirouettes.
Je me rendais compte que j'avais fait une erreur, j'aurai du choisir un autre cabinet d'avocat.
Ce n'était pas tout après les nouvelles conclusions de Mtre Camus, la partie défenderesse sauta sur un point: La circulaire s'adresse au don du sang et non aux laboratoires d'analyses!
Ils demandaient une expertise médicale pour savoir s'il y avait eu faute ou non.
Le tribunal nomma le professeur Vendrely comme expert.
Absent le jour de l'expertise le docteur Boukris, qui prétexta un déplacement, présent le docteur Cohen et les compagnies d'assurance, ainsi que moi et mtre Camus.
Je fus questionne, pour quelles raisons je n'avais pas fait de nouveau test après celui de 1987, j'expliquai que les médecins avaient été clairs: pas de doutes possible, le western blot le confirmait, pas de traitement juste des médicaments de confort...
Au tour du docteur Cohen, celui-ci commença par:
"Oui j'ai dit à Mr Sillam qu'il était séropositif"
Certaines choses durant l'expertise commençait à me troubler surtout lorsque je lus les détails du docteur Cohen. Tout d'abord son nom bien sûr, le même que ma grand-mère Maternelle, mais surtout la ville de naissance: Tunis, tout comme elle. Ma mère aussi y était née> Ne m'avez-t-elle pas dit qu'elle le connaissait en 1987?
D'autres détails pendant l'expertise, me faisait tiquer, certaines questions qui étaient éludées ou encore des réponses parfois en queue de poissons.
Ce qui me troublait vraiment c'était un air commun avec des membres de ma famille et le docteur Cohen.
Je rentrai tout de même un peu sonné chez moi, à Montmorency.
Je me fis couler un bain chaud. Puis je commençais a coller des morceaux, a la façon d'un puzzle ça s'emboitait:
On m'a dit que j'étais séropositif alors que je ne l'étais pas
Je suis né avec 7 kg et demi alors que je n'aurai jamais du survivre
Soudain je compris le point commun: le mensonge
Si je n'ai jamais été séropositif, comment croire que je suis né avec 7.5 kg? Pourtant j'ai bien les photos de la circoncision qui a lieu au 8 me jour, on voit bien que je suis un grand bébé de...2 à 3 mois au moins!, mais certainement pas un bébé qui vient de naitre.
Je sais d'après les récits de ma mère et de mon grand-père qu'ils étaient les seuls a l'hôpital, ou était mon père?
Ma mère aussi racontait que le docteur Manny dont j'aurais été la dernière naissance, commençait à raconter (quoi?) et que mon grand-père lui fit comprendre qu'il devait se taire. Mais en quoi était ce gênant?
Qu'étaient ces souvenirs? Celui du cimetière, moi pleurant dans les bras de l'infirmière, de ma mère s'éloignant dans la voiture noire?
Mais et si tout n'avait été qu'une succession de mensonges depuis le début?
La personne la plus présente était mon Grand-père, tout un coup le doute me vint, je me souviens qu'on lui prêtait beaucoup de relations extra conjugales, et je me souviens de ce jour a Torremolinos ou le téléphone retentit, je répondais, c'était un représentant de l'armée espagnole qui nous informait que le fils Bencimon était mort au front dans le Sahara espagnol, je leur dis qu'il n'y avait pas de fils Bencimon mais que des filles, j'appelai ma mère, elle me prit le téléphone des mains et continua la conversation.
Mais et si j'étais le fils d'une de ces aventures?
Si j'avais remplacé un fils mort? le fils biologique de ma mère? Ne parlait-elle pas souvent de cette naissance avant la mienne ou le bébé vint à terme et qui mourut aussitôt, mon père m'avait dit qu'il était difforme...
Papy ne s'est-il pas intéressé a moi dès mon arrivée a Paris? N'insistait 'il pas pour que je déjeune ou dine avec lui et Natacha très souvent? Pour quelles raisons cet intérêt exclusif, alors que nous étions plusieurs petits enfants à Paris?
Lors de sa mort, Natacha n'avait-elle pas demande à ma Mère:
-Ou est Robert?
-Je ne sais pas, pourquoi?
-Il faut qu'il vienne, surtout lui!
Le soir je décidais de poser la question à mon père.
Je remarquai son visage non surpris lors de ma question, il ne dit rien mais me demanda:
- Robert le grand, t'a t'il dit quelque chose?
C'était la deuxième fois que le prénom de mon cousin aine était cite, la première fois sur le dernier document écrit par ma mère a l'hôpital Bichat, et ce jour-là de la bouche de mon père...
Il rajouta:
-Apelle le demain, poses lui la question, et nous en reparlerons à mon retour...
Pendant la nuit je m'interrogeai sur ce grand père que finalement je connaissais bien mal.
Il m'avait bien dit faire partie de l'armée secrète Française dès l'exposition Universelle de Paris de 1937, ou il tenait un stand avec son épouse et les Bouchara dans le pavillon consacré aux colonies. Comme il vivait avec sa famille à Ceuta (cette enclave Espagnole au Nord du Maroc) d'où Franco était parti au moment de la guerre civile il avait offert son concours aux services secrets, son métier de Shipchandler au port de Ceuta lui offrant un contact quotidien avec les bateaux en rade ou appareillant de la ville.
Je savais aussi qu'il avait des liens avec Franco, mais je pensais que c'était des liens indirects, par le frère du dictateur et un proche de ce dernier et de mon grand-père, Mr Bendrao.
Mes parents racontaient souvent que lors de leurs voyages de noces en 1954 ils s'étaient rendus au palais de Franco ou ils avaient rencontre Bendrao.
Lors de ma circoncision on voit bien cette personne qui y assiste et c'est vrai que son visage parait bizarre, je savais par la cousine folle de Madrid, Gina, que mon grand pere disait que ce jour-là il faisait une sale tète.
La nuit fut longue, je remuais tous mes souvenirs, essayai de comprendre, de connaitre mon grand-père et sa personnalité.
Lorsque Franco bombarda de ses bateaux de guerre au large du port, la ville de Ceuta en 1939, les deux familles, Bencimon et Bouchara quittèrent la ville de Ceuta avec 100 pesetas autorisées par personne. Ils arrivèrent ainsi à Tanger, alors ville internationale, dont le statut stipulait que 9 gouvernements en avait la tutelle.
C'est lors d'un déplacement à Casablanca avec sa femme que mon grand-père et elle restèrent coince 6 mois a la frontière de Tanger, lors de la déclaration de la Guerre.
Les 3 filles du couple avaient été placées 2 chez les Bouchara et Nelly chez Le commandant Mariat et son épouse.
Apres 6 mois le couple revint a Tanger et la famille fut réunie de nouveau.
Mon grand-père reprenait ses activités de renseignements auprès de la France libre et des Allies.
Un jour au port un pécheur Espagnol racontait comment dans ses filets se trouvait emmêlé un périscope de sous-marin. C'était pendant la bataille de Gibraltar, mon grand-père transmis l'information de l'emplacement du sous-marin, qui était Allemand, le reste fait partie de l'Histoire.
Se peut-il qu'il fut mon père biologique, j'analysais toutes les possibilités, je savais qu'il avait eu des maitresses du vivant de ma grand-mère. Mon père me raconta aussi (faits confirmes par mon grand-père) qu'une fois dans un bordel assez connu et huppe du Sud du Maroc, ils s'y sont croisés, par hasard. Il y avait aussi ma grand-mère qui était persuadée que Mme Bouchara et lui étaient amants. Bref c'était une hypothèse plausible.
Mais comment ma mère aurait pu accepter une pareille chose?
La souffrance de la perte du dernier fils, qui l'avait profondément traumatisée, surtout si elle avait été informée que ça devait se reproduire sur d'autres enfants à naitre, par son médecin, après tout en 1959 cette maladie était déjà bien connue. J'attendais avec impatience d'appeler Robert le lendemain.
- C'était Papy qui était ton parrain...
Et dire que personne ne me l'a dit, ainsi cette personne que l'on voit de dos ou de loin me tenant dans ses bras était mon propre grand père, mais alors pourquoi personne ne me l'a dit?

Enfin il rajouta:
-Non, je ne sais rien
Je sentais bien à sa voix qu'il mentait.
Le soir mon père revint
-Alors, tu as eu Robert le grand?
-Oui
-Qu'est-ce qu'il a dit?
--Il dit qu'il ne sait rien
-Alors, tu es fou...
Décidément tout devenait cliché!
Car enfin si je suis bien un fils "naturel" de mon grand-père, pour quelles raisons tous ces mystères, les protagonistes sont tous morts, mon grand-père, ma grand-mère, ma mère, quant à mon père, il aurait pu dire ce qu'il en était mais je voyais bien qu'il était bloqué.
Je me sentais face à un mur, j'avais beau espérer une réponse, je sentais qu'elle ne viendrait jamais.
1997 arrivait, Apres une dispute mon père s'installa avec la belle-mère d'un client, Marthe Edery, à Colombes. Il m'avait crié sa haine lors de cette dispute, désormais je n'avais plus de doutes.

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Commentaires

11.04 | 09:10

C'est une composition mixte, Résine, volière enduit au pinceau, feuille d'or, acrylique, bois et plastique, passez le bonjour à vos parents de ma part

...
11.04 | 09:07

Je ne sais pas si c'est votre père qui l'avait acquis vers 1991, je me souviens très bien de ce jour, il m'a dit que c'était son cadeau pour ses 50 ans

...
10.04 | 23:57

Bonjour,

C'est exact !
Déménagement de papa ne permettant pas de l'exposer dans son appartement par manque de place...
Quelle est sa composition ?

Cdlt

...
10.04 | 07:36

Bonjour Xavier, Avec un chiffon légèrement humide.
Etes-vous le nouveau propriétaire?

...
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