Apprentissage

Acrylique sur toile - 1997
Acrylique sur toile - 1997
La corte di Boboli - Rome 1997
Acrylique sur toile - 1997
Acrylique sur toile - 1997

En 1997 je mesurai l'importance de savoir que l'on va vivre, et je ne pensais pas être dépassé au point de ne plus savoir comment le gérer.

Pendant 8 années je m'étais préparé a mourir, et toutes ces choses si communes mais si importantes, comme passer son permis de conduire, trouver l'amour de sa vie, son partenaire ou sa femme, fonder une famille, être heureux tout simplement, je n'avais pas connu ça, je n'avais seulement eu que quelques heures des jours peut être ou j'essayais de vivre normalement mais je n'oubliais jamais que j'allais mourir.
Et soudain, alors que je m'étais habitue à une fin dans la souffrance, j'apprenais qu'il n'en serait rien, une "erreur" disaient-ils...
C'est comme une personne privée d'azote et qui soudain arrive à respirer normalement et qui s'enivre d'oxygène.
Je m'inscrivis à l'auto-école en bas de l'immeuble, puis je décidais de refaire une nouvelle exposition. La proposition émanait d'un Italien rencontré au Quetzal, Fabio Fergola, un nom d'opérette pour un Napolitain. J'eus beaucoup de mal pour cette exposition, je me rendis compte à quel point l'art m'avait tout simplement sauve la vie, chaque fois que je sombrais une idée de peinture ou de sculpture, ou des photos, des images a l'opposé de mon quotidien, avec des images très colorées aux antipodes de mon quotidien gris et noir. Je rencontrais aussi dans ces moments les bonnes personnes, comme Fabienne Chabus ou Evelyne, ou d'autres encore.

Malgré tout il me manquait encore le discernement, je n'arrivais pas encore à reconnaitre les fourbes.

Et D... sait s'ils sont pléthore dans ce bas monde!
Cet horrible Fabio en était le parfait exemple.
Je reprenais les vieilles toiles, celles que je n'avais pas vendues, je recouvrais d'enduit les peintures originales, le thème de cette exposition serait celui de la femme reine des abeilles, avec quelques inspirations des grands maitres de la renaissance, et surtout Piero di Cosimo avec sa célèbre Simonetta Vespucci, ce tableau que j'avais tellement aime lors de ma visite au château de Chantilly en compagnie de Papy, Natacha et Maman, au début des années 1980.
Ce serpent symbolisant la mort autour du cou de la belle Simonetta
mon père et mon frère voyait un regain d'activité, des toiles qui se recouvrait de peinture, de nouvelles figures avec des fonds géométriques rappelant les alvéoles des abeilles. Mon thème était celui de la Reine des abeilles, des personnages toujours dans la lignée des typés de l'exposition des Bains
Les traits s'affinaient, les caricatures devenaient des figures graciles.
La date de l'exposition arrivait et ce fut dans une galerie, dans la rue du val de Grace que j'exposais. Mais le cœur n'y était pas vraiment. J'avais donne mon maximum pour ce vernissage mais je n'étais pas satisfait, seul la reine des abeilles me convenait.
C'est pendant cette période que je remarquai une filature, plus ou moins discrète plutôt moins sinon je ne l'aurai pas vu. J'en fis part à mon avocate et à quelques amis, en dehors de l'avocate qui me conseilla de déposer plainte, j'eus l'impression que l'on ne me croyait pas, je préférai ne pas trop en parler, il ne fallait pas non plus tomber la paranoïa. Je sortais d'un long traumatisme qui avait duré  8 années, et je rentrais dans une autre longue épreuve, celle du procès, et j'apprenais que les parents que j'avais toujours connus n'étaient probablement pas mes géniteurs, cela faisait beaucoup et je devais faire la part des choses.
Apres tout, une des qualités que j'avais appris à développer était bien celle de la patience.
Encore une fois je ne pouvais compter sur personne, ni pour avoir une réponse sur ma filiation, ni pour m'aider lors de la procédure.
Et malgré toutes mes interrogations personnelles sur les  raisons et les causes de ce qui a du être un abandon et par la suite un possible coup monte je devais absolument rester serein et ne sombrer ni dans la folie ni la paranoïa ni la schizophrénie, mais encore il fallait que je sois sûr qu'il n'en soit pas le cas...
Je m'inscrivis au service social de la ville de Montmorency pour bénéficier du RMI, je vivais une "sale" période, j'avais vécu 8 années cruciales dans la vie d'un homme dans la peau d'un clandestin, un clandestin de la vie, de la mort, de l'existence, j'étais devenu le témoin de mon épreuve, c'était la meilleure façon d'en atténuer les effets dévastateurs.
Mais maintenant j'aurai du revivre, pourquoi tout semblait aller au contraire au ralenti, la fatalité allait-elle reprendre le dessus?

1998, un reportage sur isabelle Collin Dufresne dite Ultraviolet, je reconnus la femme de New York, celle de la bague, elle présentait sa nouvelle exposition: exposition "Anges Apocalyptiques"...

Encore un amant puis un coup de pouce du destin...
Cette fois c'était un bel homme, Barraqué, très dans le genre de la fin des années 90, crane rasé survêtement, un air de Fabien Barthez, et nous avons les mêmes gouts communs sauf que lui fumait des joints et s'explosait les voies nasales au poppers, pas moi. Il s'appelait Patrick.
Nous étions en 1999, ce fut un article du parisien qu'il me fit lire sur une femme victime comme moi d'un faux diagnostic au VIH, mais qui ne montrait pas son visage...
Un jour au prisunic d'Enghien-les-Bains je croisais Mokhtaria, la secrétaire de l'autoécole ou je m'étais inscrit: "tu vois si tu étais venu, régulièrement, tu aurais déjà eu ton permis!"
Je lui promis de repasser dans l'après-midi. Mokhtaria était une très jolie femme d'origine Algérienne, aux traits fins, a la peau diaphane, je sentais bien une peine dissimulée. Cet après-midi une femme aussi allait avoir sans le savoir son importance dans ma destinée. Elle s'appelait Diana, une jolie black, qui parlait toujours de son "mari journaliste" et de Cuba.
Le premier contact fut plutôt réservé, je me méfiais un peu des femmes, et surtout des femmes parlant de la situation professionnelle de leur mari, de plus j'étais là pour le permis et pas pour entendre la vie de famille d'une inconnue.
Nous suivîmes ensemble le cour du code de la route, il en fut ainsi pendant 2 semaines, période pendant laquelle je n'échappais pas à "mon mari journaliste ceci, mon mari journaliste cela"...
Zen Robert, Zen...
Mon moniteur m'inscrivit pour le code, et je l'eu du premier coup

Je descendais remercier Mokhtaria, et Diana était la: mon mari journaliste... au Parisien
Ca fit tilt, l'article que Patrick m'avait montré, le Parisien, alors je lui posais la question:
"Justement on m'a récemment fait lire un article du Parisien, concernant une dame anonyme qui comme moi a vécu une erreur médicale, je me demandais si cet article était sérieux
- Mais oui il est sérieux, et quelle est cette erreur médicale?
- On m'avait déclaré séropositif alors que je ne l'étais pas, et je suis actuellement en procédure juridique contre le médecin prescripteur et le laboratoire
- Tu peux me donner ton numéro de téléphone?
- Oui bien sûr
Le soir elle m'appela:
"Mon mari voudrait t'interviewer pour les informations départementales, es-tu d'accord?
Je réfléchissais, "informations départementales" ça allait ce n'était pas trop risqué
Je donnais mon accord et le lendemain son mari Eric Delporte vint a l'appartement pour l'entrevue, j'étais sincère je lui remis quelques pièces comme l'expertise.
Les jours suivants je continuai ma vie je sortais et c'est un soir en rentrant que j'écoutais un message sur mon répondeur:
"C'est Diana, finalement la rédaction a décidé de faire passer l'article en national demain matin" il était déjà 2 heures du matin
la deuxième surprise était que mon père et mon frère dormaient dans l'appartement.
Le lendemain avant 8 heures du matin le téléphone sonna, je ne répondis pas, mais la personne laissa un message sur le répondeur:
"C'est europe1 nous voudrions votre réaction" on me demandait de les rappeler, mais ce n'était pas tout, le téléphone n'arrêtait pas de sonner, TF1, France 2 la ZDF et d'autres, je ne m'attendais pas à ça.
Puis ce fut la déferlante, les différentes chaines françaises a la maison puis 2 chaines allemandes, ils m'apprirent au passage qu'Evelyne refusa de témoigner, ça ne m'étonna pas vraiment de sa part, la rancune des Tunisiennes est tenace.
Enfin je reçus un appel de l'équipe D’un monde à l’autre de Paul Amar sur France 2, sur le thème de l'indemnisation lors de procédure, un projet Loi de Marie-Noëlle Lienemann. Ce fut une de ses adjointes qui me convainquit d'y participer.
La veille de l'émission Patrick et Papa vinrent a l'appartement:
-"Si tu parles de nous, on te tue" Mais qu'avaient-ils donc à cacher pour menacer de la sorte?
Je fus dégouté de voir le matin de l'émission qu'ils diffusaient en boucle sur la chaine des bribes du reportage du journal télévisé sur moi marchant sur l'avenue de la Division Leclerc en bas de l'immeuble, a aucun moment on ne m'a demandé mon avis ou mon autorisation.
L'adjointe m'appela pour que je lui confirme ma venue, je n'étais plus très chaud, je lui fis remarquer pourquoi, mais elle insista.
Je partis donc pour les studios dans le 15 me arrondissement, j'étais mal à l'aise, vous êtes accueilli par une hôtesse a l'entrée du studio qui vous emmène dans un premier temps dans une grande salle à manger réfectoire puis chez le maquilleur qui vous applique du fond de teint et le coiffeur, et ensuite retour au réfectoire ou je revis le professeur Alonso et son épouse, il avait été invité à participer à l'émission.

J'expliquai brièvement comment je su la vérité, les gencives qui saignaient et ma décision de faire cette dernière opération pour me présenter à Dieu
Je compris pendant l'émission que j'avais été piégé tout comme les autres victimes d'erreurs, nous n'étions présents que pour justifier le projet de loi de Marie-Noëlle Lienemann. Qui s'intéressait vraiment à mon parcours, à mes doutes à mes peurs à mes épreuves, il en était de même lorsque les autres invités avaient fini de raconter leur histoire. En tous cas ni elle ni Paul Amar.

Ce dernier me fit sourire quand il conclut: "finalement il ne voulait pas de vous encore
Je ris:
-Oui je ne suis sûrement pas assez bien encore"
Quand l'enregistrement fut terminé, de retour au "réfectoire", je dis à Paul Amar: "J'ai vécu 12 ans dans une rue qui porte votre nom, la rue Sidi Amar à Tanger- Il sembla étonné qu'il exista une rue qui porte son nom dans la ville ou je suis né.
-Il me dit comment avez-vous trouve la ministre?
- politicienne.
-Pourtant elle a été dans votre sens
Je n'étais pas vraiment convaincu, quelques instants plus tôt pendant le déroulement de l'émission je m'étais emporté en recentrant la faute personnelle de certains médecins qui reniaient le serment qu'ils avaient prêté en donnant de fausses informations à leur patient, Un projet de Loi débloquant des fonds dans l'attente d'un verdict lors de procédures interminables était certes louable même si ce projet est avorté, le plus important est de raccourcir les délais de procédure, qui sont aussi une lourde épreuve pour le requérant.
Je me suis excusé auprès de Marie-Noëlle Lienemann que j'ai trouvé froide et arrogante.
Un taxi me raccompagna a Montmorency, ou mon père et mon frère m'attendaient, l'émission passait en léger différé.

Une fois de plus des menaces, je n'en pouvais plus. Depuis plusieurs jours tout le monde me regardait a chaque déplacement, pire l'avenue de la division Leclerc en bas de chez moi était devenue une promenade, aller acheter du pain, ou sortir me promener dans la rue donnait lieu à des bousculades. Et c'est en me rendant au bar-tabac de la rue de la gare à Enghien les bains que je décidais de tout arrêter, Je n'avais fait que rentrer pour valider une grille de loto, et c'était une bousculade, je n'étais pas prêt pour cela.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/la-victime-du-test-vih-errone-fixee-en-avril-29-02-2000-2001217078.php

Je reçu encore une proposition du magazine détective que je refusai, puis la "fièvre" retomba, enfin pas pour tous...

Je recommençais à sortir, et je me rendis compte qu'a présent dans le milieu gay parisien les personnes que je fréquentais auparavant me reprochaient d'en parler: "Tu n'as rien, pourquoi en parles-tu?"
Je me rendais compte du mal que je faisais a ceux qui étaient eux séropositifs et qui ne comprenaient pas que je ne jouisse pas de la chance de ne pas être malade, ils avaient raison, même si j'avais cru l'être, même si psycho somatiquement je faisais des symptômes, et même si encore je pensais comme un malade, je ne l'étais pas.

Je n'avais pas cherché pourtant à en parler, ou à attirer l'attention sur moi, ça s'était fait par un hasard de circonstances, et voilà qu'on me le reprochait, décidément, quoique l'on fasse on finit toujours par vous le reprocher, et à présent je devais me justifier de ne pas être malade!
Dans les mois qui ont suivion ne parlait que de Rabane Paco et ses prédictions de fin du monde en référence au célèbre quatrain de Nostradamus:
«L'an mil neuf cent nonante neuf sept mois, Du ciel viendra un grand Roi d'effrayeur Ressusciter le Grand Roi d'Angoulmois Avant après Mars régner par bonheur»

Je me rapprochais de Mokhtaria la fille de l'auto-école en bas de chez moi.

J'appris ainsi sa vie, ses malheurs comment elle avait été mariée en Algérie, comment elle avait divorcé de son premier mari et comment sa première fille lui avait été enlevée par ce dernier et sa belle-famille. Son combat pour récupérer son premier enfant, elle disait souvent que son combat ressemblait a Betty Mahmoody, l'auteur américain de "Jamais sans ma fille".
Mais ce n'était pas tout elle avait épousé en secondes noces un homme plus âgé, dont elle avait eu 2 filles. Un jour je remarquais des ecchymoses sur ses bras et son visage, je lui fis comprendre qu'il n'était pas normal qu'un homme batte sa femme:
-"tu as tout compris

En effet je ne pouvais pas ignorer ce que son mari jaloux lui faisait subir, ça me répugnait. Ses peines intimes, morales et physiques.
Malgré tout ça elle vivait au présent et me dit un jour vers le début du mois de Juillet:
"Que penses-tu de la prédiction de Nostradamus
Je ne sais pas pourquoi, mais ce jour-là cette prédiction me parut transparente, nous étions dans l'année du Maroc, Je compris qu'il fallait lire ce quatrain d'une manière simple, ainsi "Du ciel viendra un grand Roi d'effrayeur" Je lus "d'un avion viendra un Grand Roi a la terrible réputation" Seul Hassan 2 avait cette réputation, c'était l'année de son pays, il était normal qu'il vienne en France. La seconde partie du quatrain: "Ressusciter Le Grand Roi d'Angoulmois Avant après Mars régner par bonheur"  Son arrivée devait ouvrir les yeux d'un autre Roi en France qui ignorait l'être, mais ce réveil prendrait longtemps le temps de quelques guerres...

Et effectivement en juillet 1999 Hassan 2 fit une visite surprise en France, on le vit sur les Champs Elysées lors des cérémonies du  14 Juillet en compagnie de Jacques Chirac, une marche des gardes du corps marocains était organisée sur l'avenue des Champs Elysées.
Je descendis voir Mokhtaria:
"Qu'en dis-tu?
-Très fort! dit-elle dans un joli sourire
Hassan 2 mourut la semaine suivante.

Je reçus dans les jours qui suivirent à mon grand étonnement un appel des services sociaux de la Mairie de Montmorency, je les croyais fermes ou en tous cas au ralenti pendant l'été
Il m'était demandé de me rendre dans les services sociaux dès le Lundi pour un Rendez-vous.
Et je m'y rendis, on m'expliquait que le gouvernement venait de prendre de nouvelles dispositions pour les personnes à la recherche d'un emploi. On me proposa de peaufiner une recherche pour une formation qui pourrait m'intéresse. Les métiers en vogue à la fin des années 90 concernaient la toile internet, et c'est précisément là que je me suis orienté.
Mon choix se porta sur un stage de webdesigner à l'ITIN, à Cergy Pontoise

Cette formation serait prise en charge par le conseil général en plus j'allais pouvoir toucher une somme pendant quelques mois qui me permettrai de retrouver un emploi.

Je devais me rendre à l'évidence et tourner le dos à ma "carrière" artistique. Si l'art m'avait sans aucun doute sauve la vie, j'avais perdu l'étincelle et l'inspiration désormais. Et découvrant que je vivrai et que je devais m'intégrer, le meilleur moyen d'y arriver était un travail "normal".

Grâce à une association, l'AFE, travaillant avec les services sociaux de Montmorency, je me préparai pour la sélection qui aurait lieu très vite, et je fus sélectionné.
Le stage devait commencer au début du mois de septembre.
Apres ma sélection comme si une mouche les avait prévenus, Patrick et mon père vinrent à leur tour me proposer dans le cadre de conventions un stage proposé par l'un des clients de la CEGETI. Je leur fis comprendre que j'avais déjà trouvé une formation.

Et en septembre je commençais ma formation de Webdesigner, à l'ITIN le premier jour je n'avais pas de quoi aller à Cergy alors je fraudais pour la première fois de ma vie, je pris le Bus sans Ticket, et je dus m'expliquer à Géraldine Dupré pour mon retard, honteux, je lui avouais que je n'avais rien, et elle eut un geste que jamais je n'ai oublié, elle me donna 100 Francs! Encore un ange...

C'est dans la première semaine où je commençais mon stage que ma petite chienne Ganédée mourut, je fus rempli de tristesse, j'espérai tellement qu'elle m'accompagnerait dans ce nouvel élan de ma vie.

Toutes ces années elle était restée à mes côtés partageant mon quotidien, comme ce jour de 1987 ou après un bain chaud j'ai perdu connaissance et qu'elle grattait la porte de la salle de bains pendant que ma mère appelait mon prénom, le bruit de ma chute les avait alerté.
Puis ces promenades dans les rues d'Enghien avec elle, qui au moment de mon passage médiatique ont du faire jaser: "On s'en doutait, pensez-vous un homme avec un caniche!..."
Et maintenant la solitude une nouvelle fois…

Je fis connaissance de très bons collègues de formation, Serge Cayla, Didier Beau et Achale Brown, avec en plus des enseignants qui m'ont beaucoup appris, comme Catherine André. Je garde un bon souvenir de cette équipe.

Puis vinrent les congés de fin d'année et les premières grandes catastrophes, la grande tempête.
Je connus déjà de légers tremblements de terre, a Tanger, puis a Torremolinos,  des incendies comme celui de Ste Maxime en 1991 lors de ma relation avec Christophe Rannaud, et voilà une nouvelle confrontation aux éléments naturels, avec ce côté effrayant d'une puissance imparable, tard dans la nuit les volets de fer commencèrent à s'agiter, j'eus le réflexe de les fermer. Chaque rafale ressemblait à la dernière, celle qui devrait tout emporter, une impression que tout pourrait désormais finir dans une catastrophe mondiale. Les années suivantes apporteraient leur lot d'autres cataclysmes.

Je passais le nouvel an chez Serge Cayla et sa famille, C'est ainsi que vint le nouveau et terrifiant nouveau millénaire, avec un avant-gout de catastrophe...

Pendant la formation une idée me hantait, comment se faisait-il qu'après ma médiatisation en 1999, je ne reçus aucun courrier après mes passages télévisés, c'était disons surprenant. Je décidais de joindre l'assistante d'Amar pour en avoir le cœur net.
le RV était pris, pour le lendemain, elle était distante, gênée, à ma question sur des courriers éventuels ou des appels concernant mon passage, la réponse fut rien, j'avais tout de même du mal a le croire. Pire, lors de mon retour en train vers Enghien les Bains, je remarquais un étrange manège, un homme assis en face de moi faisant un signe négatif de la tête  a un autre homme qui prit sa place, pas de doutes j'étais suivi. Pour être clair, ce n'était pas de la paranoïa, comprenez bien l'ambiance ou j'ai vécu ma toute petite enfance, un grand père espion, les secrets les silences, j'avais appris instinctivement a déchiffrer tout ça.
Et du reste le lendemain elle m'appela:
"On pense à vous, figurez-vous que Europe 1 veut vous interviewer, et demande à vous contacter" c'est vrai que les jours précédents un homme venait de gagner son procès pour le même type d'erreur médicale et faisait la une des medias.
Le chroniqueur vint m'interroger a l'ITIN, à Cergy, il se passa quelque chose de curieux, son portable lui avait été vole, pendant qu'il attendait à  la réception, il s'était absenté quelques instants et son téléphone avait disparu.
Le lendemain l'interview passait sur les ondes. Comme d'habitude je n'ai pas écouté comme je ne me suis pas vu à la tv non plus.
Quelques temps après vint le procès, Eric Delporte était là, une caméra tv aussi, j'aperçus furtivement, ce jour la Alain Delon dans le palais de justice, pour une affaire le concernant. Serge Cayla son épouse un de leur fils aussi, Egalement la toiletteuse de Ganede. Pendant le procès dans la 1 ère chambre d'instance du palais de Justice, et pendant la plaidoirie de mon avocate, qui m'avait demandé la veille si les medias seraient la sonnerie d'un téléphone portable se mit à sonner avec insistance, nous nous regardions tous, l'avocate du docteur Boukris me regardait comme si c'était mon propre appareil, alors que je n'en avais pas encore...
Je vis la présidente et les autres juges agaces, et c'est à la fin que Serge me dit que c'était le portable de ma propre avocate!

La fin du stage arrivait et avec elle l'obligation du stage en entreprise, il fallait trouver un employeur pour valider en valider la fin. C'est sur INA.fr que je fis les recherches et trouvai le stage à HEC, pour faire le premier site de Strategor, Je proposai a Achalle Brown de devenir le second créateur du site. Nous présentâmes le site lors de la dernière session du stage.

Je me rends compte combien internet a évolué depuis, Flash est plus léger, tout est beaucoup plus simple et télécharge bien plus vite, Mais c'était mon premier site!

En Avril la sentence tombait: Débouté!
Eric m'appelait pour me demander ma réaction, je lui dis que j'étais abasourdi mais que j'allais faire appel et que je savais que j'avais raison de le faire.
Je compris qu'il fallait choisir un très bon avocat cette fois-ci, alors j'écrivais a Jacques Vergès, je lui envoyais un courrier.
A ma grande surprise il me répondit, il m'expliquait qu'il ne pourrait pas me représenter a cause d'un emploi du temps charge, mais qu'il me recommandait un collègue, Maitre Jean Marc Florand...
J'appelais son bureau ou je fus invite a envoyer mon dossier, ce que je fis.

A la piscine municipale de Montmorency je fis la connaissance de Michael un Libanais d'origine, nous avons sympathise, c'est ce que l'on appelle une personne douteuse mais malgré tout sympathique.
Et à sa façon il me rendrait service

C'était pendant la période où je cherchais un emploi, après la formation, j'envoyais une multitude de CV sans réponses, Michael me proposa un emploi de barman portier dans un bar a filles qu'il venait d'ouvrir à la rue Jean Mermoz 75008 Paris, ça me permettrait de voir en attendant de trouver un travail décent.

Je fis connaissance de Nadia, la grande Zaza, Sarah, Sonia etc., que des pseudos en A. Puis arriva Sandrine, une jolie blonde a part, qui elle ne faisait que pousser à la consommation des coupes de champagne ou des bouteilles.
C'était une fille saine, avec un petit chien dont la seule préoccupation était de subvenir a ses besoins. Michael essayait de nous mettre ensemble, et heureusement le destin une fois encore était au rendez-vous,

Maitre Florand me fit parvenir les conclusions de l'audit sur mon affaire, ainsi que le montant de ses honoraires. Il m'invita à me rendre à son cabinet. Pendant l'attente assis sur un de ses canapés je voyais en face de moi un immense portrait en ombre chinoise sur fond rouge de Maitre Verges. Je découvrais en Jean-Marc Florand une personne plutôt sympathique, pourtant je sentis un certain malaise en sa compagnie, peut être sa façon de prononcer le nom "Cohen" avec une forme de rejet, je me sentais un peu vexé, c'était tout de même le nom de famille de ma grand-mère. 

Je me rendis à ma banque, la société générale rue de la Division Leclerc a Montmonrency, pour demander un prêt, la conseillère me dit: "Si vous me présentez un contrat à durée indéterminée vous l'aurez!"
Et je décrochais mon premier travail intéressant chez Metâpoles, à  Paris avec comme patron Mr Benoit Grouard, un grand homme.
Je pourrai me faire la main et m'améliorer
http://metapoles.com/

Je revins vers ma conseillère bancaire avec le contrat en mains et j'obtins mon prêt!
L'audit suggérait d'abandonner la procédure contre le médecin de famille et de continuer la procédure à l'encontre du laboratoire.
Ainsi évolua la procédure en appel.
Je devais désormais laisser faire tout en rentrant dans la vie active.
Si j'aimais beaucoup Benoit Grouard, en revanche je n'aimais pas vraiment ma collègue Celine. C'était une petite société, cependant je m'y investis avec plaisir.
J'appris beaucoup techniquement et developpait mon sens commercial, Benoit m'envoyait aupres des clients ce qui me perfectionnait.
Parallèlement  je développais mon site personnel:
http://www.robert-sillam.com
J'y tenais des rubriques sur les expositions les sorties, les restaurants, j'y montrais aussi mon travail d'artiste, mais surtout ce site était ma vitrine sur mon savoir-faire de webdesigner.

Le petit caniche que j'ai eu jusqu'en 2000.
Tu me manques mon ptit coeur

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Commentaires

11.04 | 09:10

C'est une composition mixte, Résine, volière enduit au pinceau, feuille d'or, acrylique, bois et plastique, passez le bonjour à vos parents de ma part

...
11.04 | 09:07

Je ne sais pas si c'est votre père qui l'avait acquis vers 1991, je me souviens très bien de ce jour, il m'a dit que c'était son cadeau pour ses 50 ans

...
10.04 | 23:57

Bonjour,

C'est exact !
Déménagement de papa ne permettant pas de l'exposer dans son appartement par manque de place...
Quelle est sa composition ?

Cdlt

...
10.04 | 07:36

Bonjour Xavier, Avec un chiffon légèrement humide.
Etes-vous le nouveau propriétaire?

...
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