les années charnières

Montmorency - 2002
Montmorency - 2002
Montmorency - 2002

En-tête

Au début de l'année 2001 ma période d'essai de 6 mois (j'étais cadre) arrivait a son terme, Benoit me fit une proposition qui ne me  convint pas. Je regrettais de quitter ce patron que j'appréciais énormément, mais je devais chercher un autre poste plus adapté à mon ambition.
Je m'inscrivis au chômage et commençait une recherche très active, par le biais de plusieurs site de recherche d'emploi internet.

Je reprenais un abonnement dans la salle de sport de la piscine municipale de Montmorency, où je revis Michael qui me fis une proposition des plus surprenante:
" Mon oncle recherche un gérant pour sa salle de spectacle de la rue de la Boétie" Son oncle était le patron du Magic boulevard de Clichy, j'étais plutôt surpris par sa proposition, et j'eus le réflexe d'appeler mon avocat Mtre Florand pour lui demander son avis.
Il me rappela un peu plus tard: "Surtout pas!"

Je remerciais le lendemain Michael, mais ne pouvais pas accepter sa proposition.

Comme les réponses à mes recherches étaient souvent négatives, j'eus l'idée de créer sur mon  site une nouvelle rubrique, qui résumait mes recherches et à laquelle j'insérais les emails que je recevais en réponse, je ne manquais pas bien sûr de rajouter mes commentaires.
A mon étonnement cette rubrique eu un certain succès et inquiéta un des sites de recherche qui me proposa un Rendez-vous.

Je remarquai en effet qu'ils publiaient en permanence la même annonce, a la recherche s'un webdesigner. Je ne manquai pas de transcrire en détail le rendez-vous et de le commenter, mon avis était que cette annonce était fictive.
Et dans la semaine qui suivit je reçus une invitation pour un premier rendez-vous chez Syselog-Networks, qui se trouvait à Vélizy.

Et je fus embauché après un mois de recherche, comme graphiste webdesigner.
Enfin je découvrais une bonne ambiance, avec des collègues agréables, nous sortions parfois, je travaillais beaucoup. La compagnie organisait parfois des sorties ou des apéritifs, tout se passait pour le mieux.

Techniquement j'approfondissais ma connaissance en Flash, un logiciel des plus extraordinaire, disons qu'aujourd'hui tous les sites internet l'utilisent (sauf quelques dinosaures survivants).
C'est pendant ma vie professionnelle chez Syselog que j'obtins enfin mon permis de conduire, grâce à Achale Brown, mon ancien collègue de l'Itin, dont un membre de sa famille avait une auto-école, j'eus ce satané permis du premier coup!
Mon père que je voyais rarement eut pourtant un geste étonnant, il m'offrit une vieille Clio, qu'une de ses clientes vendait.
Pourtant je sentais une certaine pression, ainsi quand un jour d'hiver ma voiture ne démarrait pas et que le garagiste me dit que les câbles d'alimentation avaient été sectionnés. Et ce jour, un dimanche ou inopinément mon père vint a l'appartement et prétendit un prétexte quelconque pour que je l'accompagne au bureau de la CEGETI à St Denis, comme par hasard à notre arrivée dans la rue une femme attendait sur un des trottoirs l'interpella d'une voix bien haute:
-"C'est votre fils n'est-ce pas? La ressemblance est évidente!" A t'il crut un instant que je n'avais pas compris sa manœuvre maladroite?
Puis cet autre jour où il m'entraina un Vendredi soir chez sa "maitresse" comme il disait à Colombes, Marthe Ederai, j'eus vraiment du mal à me concentrer, j'avais en face de moi une femme laide grosse, en forme de tonneau, à la voix désagréable, et comme  mon regard avait du mal à se fixer je voyais avec une sorte de dégoût une huile sur le mur, représentant un émir reluquant une jeune fille la poitrine dénudée vêtue a la mode berbère, et couverte de bijoux en or, je pensais "décidément tout est laid ici"
Quand Marthe dit enfin: "je vois que vous regardez cette toile, et bien: c'était moi quand j'étais pute!" "Ai-je mal entendu?"
-Pardon?
Et voici le tonneau partir d'un rire gras, "mais non c'était une blague! Mon mari qui était bijoutier a acheté ce tableau à cause des bijoux qu'elle porte!"
Le ton était donné!
Une fois attablés  je ne pus m'empêcher de faire une allusion à un sapin de Noel, vu le nombre de bijoux qu'elle avait décidé d'arborer, j'y mis un certain détachement, mais je fis mouche.
Enfin je réussis a m'esquiver, et désormais j'esquivais toute nouvelle invitation à Colombes!

Le jour de mon anniversaire avec un collègue né le même jour nous décidâmes de fêter ça au bar australien dans le quartier des Halles, et c'est au bureau que je reçus un premier SMS automatique d'Orange:
"Un avion vient de percuter une des tours jumelles du world Trade Center de New York"
Je crus a une mauvaise blague, j'allais dans le bureau voisin interroger mes collègues: "qui m'a envoyé ce SMS?" Je me souviens de cette réaction d'un collègue Nicolas disant: c'est bien fait pour ces "ricains" j'étais sidéré, et le second SMS arriva:
"Un deuxième avion a percute la seconde tour du World Trade Center"
C'était sûr, ce n'était plus un accident, nous avions à faire a des attentats
L'effervescence nerveuse s'empara du bureau, nous nous précipitions sur les sites internet d'information, mais l'accès était impossible, trop de demande, pendant plus de trois quart d'heure personne n'arrivait à se connecter, les premières informations vinrent de membres de famille ou de connaissances de collègues qui les informaient de ce qu'il se passait.

Enfin l'accès aux sites put se faire, et nous découvrions les premières images des colonnes de fumée noire s'échappant des derniers étages du WTC, nous pensions encore que l'heure matinale. 8 h 38 pour le vol 11 AA et 9 h 3, pour le vol 175 UA, aurait réduit le nombre des victimes, mais il n'en était rien, puis vinrent s'ajouter les autres attentats, celui du pentagone et le 4 avion le vol 93 UA qui s'était écrasé au sol, sous l'action des passagers héroïques qui s'étaient tous sacrifies pour éviter le pire a d'autres
Nous étions abasourdis, choqués, nous subissions tous l'horreur, le monde entier subissait l'horreur.
Au bar Australien, nous devions être les seuls clients, deux écrans géants encadraient la salle et l'on y voyait s'effondrer en répétition les deux tours jumelles, ce jour néfaste deviendrait désormais le plus terrible jour anniversaire que le troisième millénaire naissant allait connaitre.

De retour chez moi, j'eus la mauvaise surprise d'y voir mon père, sans dire un mot, nous suivîmes les informations à la tv, je n'oublierai jamais ces images prises sur le vif dans les rues de gaza city ou les habitants étaient sortis dans les rues dans une joie spontanée et cette grosse femme a lunettes toute vêtue de noir, hurlant sa joie à coups de youyous avec sa langue exprimant son bonheur face au malheur qui frappait le monde occidental.

Le lendemain nous avions tous la gueule de bois, comme si les évènements de la journée précédente n'avaient été qu'un mauvais rêve, mais nous comprenions tous que plus jamais le monde ne serait le même.
Très vite une nouvelle crise économique frappa le monde de l'informatique et des nouvelles technologies. Une des commerciales de Lannion en Bretagne décrocha un contrat avec France Telecom et je fus charge de développer un site intranet. La veille de mon départ pour Lannion alors que j'allais prendre le bus mon patron arrêta sa voiture et me proposa de m'accompagner à la gare, il insista sur la crise qui nous menaçait et l'importance de décrocher a tout prix ce contrat.
Sur place; évidement on ne parlait que des attentats et déjà des bruits de "complot" émergeaient.
Ce fut chose faite pour le contrat.

Je commençais à travailler sur le projet et une de mes collègues vient me prêter main forte, elle était spécialisée dans le jbuilder (Java builder, un logiciel)
Nous repartîmes pour Lannion pour une réunion d'information, et c'est de retour, dans le train que je reçus un appel d'un collègue, Christophe Hetuin;, un petit blond, qui me demandait s'il pouvait venir s'installer chez moi pour quelques jours. Je lui demandais de venir à la gare Montparnasse ou nous devions arriver.
Là il me raconta une histoire à dormir debout, le compagnon de sa cousine, jaloux de lui qui ne voulait plus qu'il habite chez eux, moi je n'y voyais pas de problèmes, après tout je vivais seul et nous travaillions ensemble chez Syselog.

Il vint s'installer temporairement, ce fut une période sympathique, pas de sexe juste une complicité, nous partions ensemble au travail et revenions ensemble, j'ai aimé ce bref moment de ma vie. Même si Christophe m'excitait beaucoup il n'y a jamais rien eu entre nous deux.

Mais comme dans toutes les histoires le mauvais génie fit son apparition et cette fois ci comme d'autres fois il était incarné en mon père.
C'est en rentrant un soir que je le vis à la maison, il fit une scène, nous dit que si Christophe ne partait pas il irait se plaindre a la police pour demander à ce qu'il soit expulsé de l'appartement, nous étions au pied du mur, et le lendemain nous partîmes a la recherche d'un hôtel low cost pour lui permettre de dormir le soir.

Plus rien ne serait la même chose depuis cette histoire, chez Syselog.
Les licenciements économiques commencèrent, je voyais partir par "charrettes" des collègues qui étaient devenus de bons amis, cette fois-ci Nicolas me fit remarquer à juste titre "Tout ça à cause d'un taré qui veut détruire notre civilisation!"

Un soir, au dépôt je rencontrais Olivier Allouin, un beau brun un peu enveloppé tout de même, a l'opposé de mes gouts, mais il sut me charmer.

Un soir après une soirée, je le ramenais à l'appartement de Montmorency. Nous commencions de faire l'amour quand j'entendis des clés tourner dans la serrure de la porte d'entrée, immédiatement je me rhabillais et enfermait Olivier dans la chambre, mon père encore une fois venait à l'improviste...
Il s'installa devant la télévision et y resta pas moins de 2 heures sans décrocher un mot!
De temps en temps j'allais dans ma chambre pour voir si Olivier allait bien, et enfin, le "boulet" alla dans sa chambre, j'en profitais pour faire sortir Olivier. La situation aurait pu être un brin comique, sauf qu'elle était triste à mourir, une vraie pièce de boulevard sauf qu'il n'y avait ni mari ni femme trompés mais un père envahissant.

La pression professionnelle se faisait sentir tout comme la pression familiale, et le sentiment d'une autre pression plus mystérieuse celle-là que je n'arrivais pas à cibler. Et je craquais je ne pouvais continuer à travailler dans cette compagnie, j'avais assiste à une hémorragie du personnel, je me disais que mon temps viendrait même si on m'assurait du contraire, l'imminence aussi du procès en appel, alors je craquais. On me fit remarquer que je ne suivais plus, ce que je ne niais pas, il faut dire que j'héritais d'un coup de plusieurs dossiers en même temps, notamment celui des nouvelles cartes commerciales de la société, un dossier qui ne me passionnait pas vraiment je fis remarquer que s'ils désiraient me licencier, J'étais partant, je ne manquais pas de tout transmettre à mon avocat.
Et de fait l'une des avocates du cabinet s'occupa de ce dossier, malgré la pression interne je ne cédais pas à une démission, mais demandait un licenciement. Ce fut long pénible mais j'obtins plus ou moins  gain de cause, si j'obtins une indemnisation substantielle en revanche j'étais grillé professionnellement. 

Je rentrais un beau chèque en banque je me réinscrivis au chômage, mais ce n'était pas tout, en cette fin d'année 2001 un autre évènement devait bouleverser mon quotidien.
La fin de cette terrible année 2001 arrivait et l'espoir d'une heureuse année 2002 nous étreignait tous.

Montmorency - 2002
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Commentaires

11.04 | 09:10

C'est une composition mixte, Résine, volière enduit au pinceau, feuille d'or, acrylique, bois et plastique, passez le bonjour à vos parents de ma part

...
11.04 | 09:07

Je ne sais pas si c'est votre père qui l'avait acquis vers 1991, je me souviens très bien de ce jour, il m'a dit que c'était son cadeau pour ses 50 ans

...
10.04 | 23:57

Bonjour,

C'est exact !
Déménagement de papa ne permettant pas de l'exposer dans son appartement par manque de place...
Quelle est sa composition ?

Cdlt

...
10.04 | 07:36

Bonjour Xavier, Avec un chiffon légèrement humide.
Etes-vous le nouveau propriétaire?

...
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