2003 - 28/12/2005

Par l'intermédiaire de mon avocat j'essayais d'obtenir un arrangement avec le CCF et ceux-ci acceptèrent un arrangement à hauteur de 100 000 Euros.
La transaction se fit en deux fois, un premier chèque de 80 000 € puis un second de 20 000 € auquel s'ajoutaient 3813.38 € de Frais de procédure.
J'espérais que tout fut enfin réglé, mais contrairement à ce qui avait été prévu le CCF se ravisa et demanda plus, je ne pouvais plus rien payer il me restait moins de 15 000 €, les Assedic ne payaient plus les indemnités de chômage.

Je compris ce qui allait se passer, un point de non-retour, il fallait réfléchir et réagir, ce que j'avais payé était perdu, pour le moment, il n'y aurait plus d'arrangement à l'amiable, je sus par mon avocat que la raison était le sabotage par mon propre frère et mon père qui demandaient à l'avocat du CCF de procéder à la saisie de l'appartement. Je devais quitter la France, refaire ma vie ailleurs, je pensais a l'Argentine ou aux Etats Unis, mais avant de partir je devais aller au bout de mon désir de changer ce corps que je détestais tant; modifier ce que la nature avait si mal abouti, alors je fixais la première opération chez le docteur Oxeda a la clinique Claude Bernard d'Ermont, une mastectomie, mon plus grand complexe, enlever cette poitrine que je trouvais trop volumineuse pour un homme. J'avais alors une relation amoureuse avec Edwin, un très bel homme noir américain, chef de cabine a la Continental.
Ce qu'Edwin m'apportait c'était du désir de la confiance en moi, dans cette période si trouble de ma vie, je fis cette opération sans le prévenir, et c'est lors de son escale à Paris, après mon opération que je l'en informai, il le regrettait, mais nous nous aimions toujours.

La pression de ma famille devenait insupportable, l'avocat allait de procédure en procédure je ne pouvais plus suivre les paiements, seuls les sorties avec Crystophe me faisaient oublier ce quotidien qui devenait de plus en plus pesant. Je me souviens de mon père venant ainsi un jour à l'improviste, son habitude, avec un des petits fils de la grosse Marthe, sa "Maitresse" selon ses termes, et me balancer sans retenue et gratuitement devant ce pauvre garçon: "tu ne sais pas à quel point je te hais!"

Cela me confortait dans ma détermination d'un départ, pourtant parfois je doutais: "se peut-il qu'ils soient si mauvais?"

L'opération d'Oxeda tait un désastre, mais j'avais déjà mon plan, maintenant je devais régler cette asymétrie du visage, enlever les cicatrices de varicelle qui me défiguraient.
Je mettais fon à ma relation avec Edwin, je ne le rejoindrais plus dans cette hôtel du 14 arrondissement, l'ancien PLM St Jacques.
J'étais amoureux de Patrick A.
Cet amour n'était pas un amour physique, c'était bien plus, une admiration et une tendresse envers lui.
Dans la nuit 14 1août 2003, je somnolais face au poste télévision couche sur le canapé, Je sentis qu'on me soufflait a l'oreille, j'ouvris les yeux, et je la vis, une très vieille dame maigre, le visage ridé, émacié osseux, très mate, portant un vêtement sombre, marron, à l'ancienne, qui lui couvrait la tête; et le corps; comme de la bure, son visage respirait la bonté, je n'étais pas effrayé, elle était assise à l'autre bout du canapé à hauteur de mes pieds, elle me souriait, je compris que c'était la vierge Marie, elle pencha alors sa tête sur son cote droit toujours souriante, puis  elle commença a disparaitre, c'est curieux, mais elle s'effaçait grain par grain, et ce qu'il se passa me surpris, c'est comme si soudainement elle rentrait en moi puis un affût d'images:
Une dispute avec mon frère, la panne de new York, enfin une grande catastrophe, un énorme tremblement de terre au Caire et à Alexandrie, le même jour, des ,,milliers de morts les images s'estompèrent, Elle me fit sentir que ce n'était pas la première fois qu' elle m'apparaissait Je lui promis de partir m'installer en Israël, de faire mon Allah, a présent j'étais seul.
Je pensais avoir eu une hallucination pourtant je la sentais toujours en moi.
Le lendemain, ce fut la grande panne de New York, le 15 août 2003, jour de la fête de la Vierge.
Je ne pus m'empêcher de raconter cela sur mon site internet, robert-sillam.com, je ne pensais pas que certaines personnes le liraient...
Lors de la venue de Patrick A. quelques jours avant Noel nous avons fait le sapin de Noel ensemble, puis avons passé une journée à Disneyland Paris, ou nous avons assisté à la parade de Noel, c'est un des rares souvenirs heureux de ma vie. Je lui racontais "L'épisode de la Vierge" c'était étonnant, mais là où elle m'était apparu ou bien ou j'avais eu l'hallucination, il y avait toujours son empreinte, sur le cuir ivoire du canapé.  je lui annonçai que j'allais faire mon opération du visage.
Patrick avait son ami à Cannes, moi je n'étais que l'amant occasionnel, j'avais un peu de mal avec ça.
L'opération eut lieu à la fin de l'année 2003. Je choisis cette fois-là un des meilleurs médecins plasticien de France, le docteur Eric Sitbon.
Le lendemain après l'opération, le visage couvert de bandage et les lames à l'arrière de mon cou, il me dit, d'un ton prudent: "vous savez ça a été plus long que prévu, surtout à cause du traumatisme..."
Il resta vague puis il vérifia que mon visage réagissait, aucun nerf n'avait été abimé
Je devais le revoir un mois plus tard dans son cabinet rue de Villiers a Paris, et c'est cette fois-là que je sus.
Il dit une nouvelle fois: "vous savez ça a été bien plus long que je ne le pensais surtout dû au traumatisme...
-Docteur vous m'avez déjà dit ça au lendemain de l'opération mais de quel traumatisme parlez-vous?
-Vous ne vous en souvenez pas?
-Non
-Entre l'âge de 2 ans a 4 ans, vous avez reçu un coup violent du bas du visage jusque sous l'œil droit, avec un coup de couteau ou un autre objet contendant.
Je restais coi, mais de quoi parlait-il? Un coup de couteau  au visage et je ne m'en souvenais pas? En effet je n'avais et n'ai toujours aucun souvenir de ce coup de couteau, mais alors ces traces sur le visage?
-Mais docteur je pensais que c'était des cicatrices de varicelle, c'est ce que ma mère me disait toujours
-Je comprends, alors vos parents ont préféré vous faire croire que c'était des cicatrices de varicelle, ils ont pensé que ça passerait comme ça, vous savez vu la violence du geste ça pouvait être intentionnel ou alors vous êtes tombé face contre terre sur un objet contendant

-Pourquoi me l'auraient ils caché dans ce cas?
-C'est vrai, peut-être pour ne pas vous traumatiser.
-Vous êtes sur docteur, que j'ai eu ce coup u visage?
-Certain, j'ai retiré toutes les fibroses."
Je sortais choqué de cet entretien
"entre 2 ans et 4 ans", mais ou ca a pu avoir lieu, ma mère me disait toujours que j'avais eu la varicelle à Paris en 1961, après Argelès-Gazost, pendant l'été, à l'hôtel Pyramides place des Pyramides, ou nous résidions, ça ne pouvait avoir eu lieu que pendant ce séjour.
Je me souvenais de ce voyage que de ce jeu que j'avais avec la porte d'entrée de l'hôtel, dans mon souvenir une porte tambour, et qui agaçait un peu le portier, mais un coup de couteau au visage, vraiment jusqu'à présent je ne m'en souviens pas, pourtant le médecin en avait eu la preuve.
Je me souviens de mon mémoire de maitrise que je voulais présenter justement sur mon changement d'identité, par mon visage, de la réaction et de l'opposition de ma famille, mais alors c'était pour ça, ils ne voulaient pas que je sache, que je me souvienne peut être...
Le lendemain j'appelais mon cousin Robert Bénisti, dit le Grand, il était de ce voyage, comme d'habitude il ne souvenait de rien.
Le secret, mais qu'est ce qui pouvait être assez lourd pour les proches se taisent?

Patrick A. voulait me revoir, je retardais sa venue, je n'étais toujours pas satisfait de mon visage il était toujours gonflé,
Pendant ma convalescence sur gay.com j'avais pris l'habitude de dire que j'étais a Madrid pour quelques mois, jusqu'au jour où un de mes correspondants me demanda: "Tout va bien?
-Oui pourquoi?
-C'est terrible ce qu'il se passe
-Quoi que se passe-t-il?
-Les attentats dans ta ville"
Nous étions le 11 Mars 2004 et il parlait des attentats de Madrid.
J'étais sous le choc.

Je connus en juin 2004 Samir, un beau garçon, qui habitait près de chez moi, il me parla sur dialh, insista pour me rencontrer, pourtant il n'avait pas mis sa photo sur son profil. Mais il savait écrire, il arriva à me convaincre, c'était un très beau gosse, tout fin un bel Arabe, nous avons passé un bon moment, puis nous nous sommes vus quelques fois, je conduisais dans ma Clio avec lui a mes cotes un soir ou nous allions au Vogue (l'ancien Scorp) rejoindre Crystophe lorsque a la radio, le 18.07.04 nous écoutions a la radio l'appel d'Ariel Sharon aux Juifs de France. Cet appel m'interpela, quelques instants auparavant Samir fit une réflexion antisémite qui me révolta.

Je n'avais plus rien, ruiné je me résolus à vendre par l'intermédiaire de Maitre Florand les belles pièces de joaillerie que j'avais acheté au Crédit municipal ou ailleurs.
Samir était très jeune, coureur, il voulait connaitre aussi Patrick A., ça m'énervait.
Je savais que Patrick je l'aimais, lui.
Et Patrick est venu, Tout était changé, j'étais mal à l'aise, je me souviens de l'ourson qu'il m'avait apporté comme cadeau, il demanda un soir à se connecter sur dialh, la jalousie m'attisait il draguait d'autres hommes.
Le lendemain nous avons passé la journée avec Laurent Claudel, cet ancien collègue de Syselog, Patrick m'avait convaincu de l'appeler parce qu'il lui plaisait.
nous avons déjeuné ensemble puis nous avons passé une bonne partie de la soirée a l'appartement de montmorency à voir des CD de films, comme des Disney ou les X men, Laurent essayait de nouer un lien avec Patrick, ma jalousie était a son summum, alors je partis me connecter sur Dialh dans mon bureau, et je pris rendez-vous avec un acteur qui me draguait depuis quelques mois mais que je n'avais jamais rencontre auparavant, nous nous sommes donnés rendez-vous au Vogue, mais je partais au dépôt à la place laissant Patrick et Laurent seuls. J'aurai voulu pleurer de rage, de jalousie, mais je n'y arrivais pas. Et au dépôt je ne draguais pas je ne fis qu'attendre que le temps passe avant de retourner à montmorency.
La en rentrant je vis que Patrick dormait sur le canapé, je partis me coucher dans la chambre.
Le lendemain nous sommes partis acheter une pizza chez Pizza Hut Je lui dis dans la voiture, Patrick je vais tout perdre, mon appartement, tout.
Il me dit quelque chose que je n'oublierai jamais:
-"Je peux t'aider si tu acceptes"
Je lui demandais ce qu'il s'était passé la veille avec Laurent, il me dit: rien
Qu'il ne voulait que Laurent s'en aille ce qu' il finit par faire.
Je souffrais beaucoup, la jalousie la fierté, même la proposition d'aide m'avait heurte pourtant c'était la plus belle chose que l'on m'ait jamais dite.
Alors je lui dis que nous devions cesser de nous voir, que je le raccompagnerai après déjeuner à la gare pour qu'il reparte... Il voulait que je lui explique, mais j'étais dans une logique de fin de non-recevoir de fin tout court d'ailleurs.

Avant de le raccompagner a la gare sur Paris, je jetais l'ours en peluche, et une fois sur le quai de la gare je lui dis effaçons nos numéros de téléphone, il refusa de le faire, je tournais le dos pour repartir, et oui maintenant je pleurais...

Peu de temps après le 25 décembre 2004, je postais un message sur mon site:
"je ne serai plus quand l'on me coupera internet puis le téléphone puis l'électricité, mais je me reposerai enfin"
Je sortais de leur enveloppe d'aluminium tous les di-antavic que j'avais et d'autres médicaments, puis me versait un bon verre de gin. J'avalais les pastilles une à une, puis me sentis partir enfoncé sur l'un des deux fauteuils en face de la tv qui diffusait les films habituels des soirs de noël.. C'est la voix nasillarde de la Cléopâtre du dessin anime d'Uderzo qui me fit rouvrir les yeux, je n'étais pas mort.
On sonnait a la porte, j'ouvrai, c'était deux policiers, j'étais un peu grogui comme en état d'ébriété, je leur demandais: "comment puis-je vous renseigner?
-nous avons eu l'information que vous désiriez en finir avec la vie
-Et qui vous a donné cette information?
-C'est votre frère de Lyon qui a prévenu notre commissariat, vous lui auriez envoyé un email
-Je n'ai envoyé d'email a personne
-Un instant nous nous renseignons.
Ils appelèrent le commissariat, renseignements pris ce fut le dernier message que j'avais mis sur mon site qui était à l' origine de l'appel de mon frère, il suivait ce que je mettais sur mon site internet.
J'expliquais aux policiers que quand je parlais de partir c'était dans un autre pays
ils me demandèrent si j'avais une arme, je leur dis non mais s'ils le désiraient ils pouvaient fouiller l'appartement, ce qu'ils firent
Ils partirent enfin, et je partis me coucher.
Je fis un salle rêve, je me sentais fixé sur le lit, sur mon dos, je sentais que mon corps était aspiré vers le haut mais je n'arrivais pas à bouger un doigt je voyais une lumière dans le petit couloir qui séparait la chambre du bureau, je réussis enfin à bouger mes membres et je respirais à fond je me levais, le jour commençai a peine, je m'assis face à mon ordinateur puis allait sur yahoo.fr
Ce fut d'abord une première dépêche:
Un important séisme en Thaïlande puis un tsunami
Mais rapidement on faisait état de millier de morts et dans la journée les chiffres grossissaient et les premières images arrivaient, c'étaient le grand Tsunami du 26 décembre 2004.
Je passais le nouvel an seul, etl'année 2005 commençait sous de mauvais augures. Je vivals désormais du RMI.

La dernière fois que j'ai vu Patrick mon frère c'est avant Juin, il débarqua à l'improviste à la mode de son père, m'annonça que Guy son père était hospitalise et qu'il voulait prendre des documents dans le coffre, là il prit tout ce qu'il y avait, y compris un coffret de bijoux de ma mère, il me dit
"-Tu as dilapidé ton argent
-Dilapidé mon argent parce que j'ai voulu faire face à mes responsabilités et pas vous?"
Il est parti et je ne le revis plus jamais.
Vers juillet ce fut au tour de mon père, il vint et me cria encore sa haine:
-"Pars dégage, disparais!"
Il revint deux jours après avec deux personnes à qui il fit visiter l'appartement, puis il partit, arrogant et je ne le revis plus jamais.
Je connus Philippe, qui est devenu un ami sur rezog.com
Il est venu chez moi déjeuner:
"qu'as-tu préparé?
-Des gnocchis aux épinards
Je le vis gêné puis il finit par dire:
-Je déteste les épinards!
Nous avons beaucoup ri!
Je me souviens de ce jour, mon dernier tour en voiture sur les champs Elysées, avec Philippe, il avait mis Frozen de Madonna, puis nous avons aussi écouté le 7 seconds de Youssou N'dour et Neneh Cherry.
Nous nous sommes ensuite promenés dans le Marais, ou nous avons croisé Christian Lacroix, et mangé un fallafel, le premier fallafel de na vie à l'As du fallafel. Un jour il me dira: " Tu vois c'était prémonitoire!"
Mais en 2005 la bête était blessée et tous les vautours se sont acharnés.
Comme je l'avais prévu, on commença par me couper Internet, puis mon portable, puis l'électricité que je ne pouvais plus payer et le syndic des propriétaires, Je ne revis pas Philippe, Et un jour je reçus ce courrier d'un inspecteur des impôts qui devait venir pour procéder a une saisie conservatoire, la date de sa venue était indiquée.
La veille j'écrivais un mot, ma voiture est à la rue Jean Mermoz a Soisy sous montmorency, je posais les clefs sur le mot.
Je préparais les médicaments qui restaient dans la pharmacie, des médicaments qu'il restait de ma mère, puis des médicaments de mon père, contre le diabète et la tension.
Je bus encore du gin pour les faire passer un a un, je levais les yeux au plafond et dis:
"Tu vois tu t'es amusé, mais je ne veux plus être ton jouet, à jamais"
Je fermais les yeux, je sentis le souffle me manquer je compris que c'etait la fin. Puis j'entendis des voix de femmes, dont celle de ma mere, et j'entendis une femme me dire d'un ton ferme, "Leves-toi!" Je sentis l'air de nouveau envahir mes poumons, je souffrai, alors un je sortais un grand souffle sortit de mes poumons, je respirais, nous etions deja le lendemain,  et la sonnerie de la porte me fit lever une fois de plus, C'était l'envoyé des impôts, elle resta interdite devant le seuil de la porte, je ne visualisais pas mais elle comprit, elle me demanda si j'allais bien, je répondis oui. Elle ne fit pas de saisie conservatoire.
"Faites attention à vous, me dit-elle"
Elle partit nous étions au début du mois de juin, je ne comprenais pas, pourquoi j'étais encore en vie.
Plus tard dans l'après-midi la porte sonna de nouveau, cette fois-ci c'était une assistante sociale de la ville de Montmorency, elle avait été prévenue par l'inspectrice des impôts que j'étais "en détresse"
C'est ainsi que sans le savoir celle qui me ferait franchir la plus grande étape de ma vie y entra, H. Schneider, assistante sociale de la ville de Montmorency.
Cette femme savait déjà beaucoup trop sur moi, à ce que je compris, elle vit que je n'avais rien à manger et me dis-je viens vous chercher plus tard nous allons prendre de quoi vous nourrir dans une épicerie sociale, elle ne vint jamais.
De juin à Septembre je n'avais plus rien, alors je mangeais de la farine et de l'eau. Je m'imposais une sortie régulière dans l'après-midi, une longue marche à pied de l'avenue de la Division Leclerc jusqu' à Soisy sous Montmorency, puis je faisais un crochet par l'hippodrome d'Enghien, et revenais par l'a rue Charles de gaulle jusqu'à l'appartement.
C'est cet été-là, un soir de grande chaleur ou je laissais la fenêtre du salon ouverte que j'entendis des bruits de voix provenant d'un des appartements en bas du mien:
"Mais alors ils n'ont que cet appartement comme bien?
-Oui nous allons le faire saisir!"
Je reconnus la voix de mes voisins et je compris que c'est de moi et de ma famille qu'ils parlaient.
Au début du mois de Septembre j'avais perdu 30 kilos, je ne rentrais plus dans mes affaires.
C'est à ce moment que j'emmenais au Crédit Municipal les bijoux que j'avais fabriqué et l'argenterie que j'avais acheté. Avec une partie je m'achetais de quoi me vêtir, tout était trop large.
 H. Schneider me fit parvenir par courrier dans la seconde semaine de Septembre un mot me demandant de venir au centre communal d'action sociale de Montmorency.
Là elle me dit qu'elle avait pris rendez-vous avec un psychiatre travaillant pour les services sociaux, elle me dit:
"je vais vous faire placer sous tutelle "pour vous protéger contre votre frère et votre père"...
Le rendez-vous fut pris pour le 26 Septembre 2005, et nous y allions dans sa voiture, mais ma décision était prise, je lui dis:
"Je vais faire mon Alliah pour Israël
Elle parut décontenancée
Etes-vous sûr?
-Oui"
Nous rentrions enfin dans la consultation, le psychiatre le docteur Perla, n'était pas seul une assistante l'accompagnait, Schneider lui dit qu'elle voulait me placer sous tutelle, il lui dit:
-Nous devons vérifier d'abord
Il me posa des questions, auxquelles je répondais
Elle lui dis:
"Son père dit que Robert Sillam croit qu'il n'est pas son père
Et elle sortit une photocopie, celle de mon site ou je racontais mon quotidien et également l'épisode de la "vierge" Je lui demandais: "comment avez-vous eu ce document?
Elle esquivait la question.
Le psychiatre une fois arrivé à l'épisode de la vierge lui dit:
"Je vous signe le document"
-Je comprends que c'était une hallucination peut être un rêve, je ne saurai l'expliquer
Son assistante me demanda:
-Comment savez-vous que c'était la vierge?
-Je ne peux l'expliquer d'autant plus qu'elle n'a jamais parlé, je l'ai ressenti et puis nous étions le 14 aout, la veille de sa fête, c'est vrai qu'elle était différente de l'iconographie habituelle la représentant, et je suis parfaitement conscient que ce devait être une hallucination lors d'un état de somnolence. Je ne remets pas en question cependant tous les récits des Saints et des religieux affirmant l'avoir vu, je le respecte totalement, je ne fais de mon côté que raconter mon expérience en émettant bien sur toutes mes réserves sur ma propre expérience.
Je leur racontais mon parcours de ces dernières années, le procès, puis la remise en cause de mes parents comme géniteurs, je leur expliquais les raisons, ma mère, son groupe rhésus négatif, la maladie hémolytique Rhésus.
Mais j'avais également apporté des documents:
Celui que mon père avait rédigé en 1997, il écrivait que nous devions tous les deux faire un test de paternité, et que selon le résultat, si je ne suis pas son fils il me donnerait les explications, et je m'engageai à quitter le domicile.
Si j'étais son fils je devais avec lui suivre une thérapie.
Une fois que nous avions co-signé ce document j'appelais dès le lendemain le service de transfusion sanguine afin de savoir comment procéder a un test de paternité, et c'est ainsi que je fus informe que nous devions passer devant un juge.
C'est quand je le lui rapportais que mon père refusa de suivre la procédure.
Le psychiatre me demanda:
À qui pensez-vous comme votre géniteur?
Je pense à mon grand-père maternel avec une maitresse.
Quel âge avait-il quand vous êtes né?
-56 ans
Et que désirez-vous faire à présent?
-Je sais que je ne saurai jamais la vérité mais je veux recommencer ma vie sans me retourner sur mon passé, je veux faire mon Allia
Il dit:
-"Alors je vais vous laisser la faire
Il se tourna vers H Schneider:
Je suis désolé, mais il est parfaitement normal
Elle était très énervée, "Comment il a décidé de partir, et vous le laissez?"
Je lui demandais alors:
"Vous pensez réellement que votre détermination à me mettre sous tutelle est la meilleure solution?
Elle resta interdite
J'avais gagné la partie
Il demanda à Mme Schneider de sortir, nous avons un peu parle, et je lui demandai
-Docteur j'ai besoin de savoir tout de même, pensez-vous que je sois un danger pour les autres?
-Si je le pensais j'aurais signé le document qu'elle demandait, je vous souhaite bonne chance et que tout se passe bien dans votre nouvelle vie."
Je le saluais lui et son assistante
Schneider me raccompagna chez moi, sur la route elle me confia qu'elle était connue pour être antisémite. J' encaissais et en même temps je compris.

Je ne savais comment contacter l'agence juive, j'envoyais un courrier resté sans réponse a l'ambassade d'Israël.
Je commençais à sortir, je voulais savoir, et j'allais au dépôt et là je connus Anthony M.
Nous sommes entre dans une cabine, ça a été relativement soft mais il me dit
"-Je pense que tu as compris?
-Quoi?
-Que je suis juif
-Mais moi aussi!
Nous avons alors parle un peu de tout d'Israël et je lui confiais que justement je voulais faire mon Allia, c'est lui qui me donna les bons renseignements.
Le lendemain, j'eus la mauvaise surprise de voir une affiche sur le portail de l'immeuble annonçant la vente aux enchères au profit du CCF de mon appartement.
J'étais désespéré, je n'avais plus de téléphone alors j'allais a la pharmacie en bas de chez moi le pharmacien m'aida, j'appelais ainsi l'agence juive, ou je me rendais enfin pour un premier entretien au début du mois de Novembre, on nous expliquait comment ça se passerait lors de notre arrivée en Israël, le statut d'OLE Hadash" (nouvel immigrant) les documents que nous devions fournir.
Je remarquais le lendemain que l'affiche avait disparu.
Je commençais les démarches pour obtenir mon certificat de judéité, j'eus de la chance, j'avais tous les documents nécessaires, la kitouba de mes parents, le livret de famille, tous les documents nécessaires.
Et je pris rendez-vous avec mon conseiller pour l'Allia, à la mi-novembre, j'y allais avec tous les documents.
-"Vous n'avez jamais été en Israël?
-Non
-Vous ne voulez pas y aller avant de vous décider?
-Non je suis déjà décidé
-Il vous faut des documents
-Je les ai justement
Je les lui remis
il me prévint que je serai contacté très bientôt.
Je fis chez moi mes dernières photos, pour avoir une idée de ce que j'étais devenu. Du cote droit de la mâchoire je sentais comme quelque chose de dur, alors je me décidais a contacter le docteur Sitbon. Le rendez-vous fut pris à la mi-novembre.
Je fus contacte sur un site de rencontre internet par un Hollandais, Sam, qui insistait pour que j'aille le rejoindre à Rotterdam, il avait vu mes nouvelles photos.
Je l'ai rejoint et ça a été un nouveau coup de foudre
J'y suis reste une semaine, puis avant de repartir il m'a demandé de venir vivre chez lui.
Je lui dis que je partais m'installer en Israël, Sam était d'origine Libanaise, c'était plutôt cocasse comme situation, mais j'étais déterminé, alors il me dit:
-Pars en Israël, et si c'est trop dur dis le moi je t'enverrai un billet pour me rejoindre.
En rentrant de Rotterdam je me rendis au rendez-vous rue de Villiers, j'attendais dans la salle d'attente, une autre cliente attendait en face de moi, la porte s'ouvrit:
-C'est vous Mr Sillam?
Je voyais bien qu'il était plus que surpris par le changement
Il me demanda de le rejoindre des que sa consultation fut finie
Et là nous avons beaucoup parlé, je lui fis part de mon départ définitif imminent, de Sam, de mon dilemme, partir ou rejoindre Sam?
-Partez!
L'opération pour enlever la grosseur eut lieu le 2 décembre
Je m'achetais un téléphone portable talkman, et me connectais sur internet dans un cyber cafe cote Montmorency av du général de gaulle.
C'est là que j'envoyais un message a Patrick A. sur dialh lui annonçant mon départ pour Israël.
Vers le début de la seconde semaine de décembre, j'allais chercher mon nouveau passeport à la mairie de Montmorency et en attendant l'ouverture du service des passeports je reconnus l'inspectrice des impôts, je la saluais, elle me dit, "vous allez mieux je vois
-oui grâce à vous!"
C'est étonnant mais c'est une inspectrice des impôts qui m'a redonné un coup de vie.
En rentrant je trouvais un mot de H Schneider qui était rentré chez moi en mon absence au moment où je recherchais à la mairie mon passeport.
Elle disait avoir été alerté par l'EDF, ce qui était complètement faux puisque j'avais payé ma dette, alors j'écrivis au responsable du service d'aide sociale pour signaler cette intrusion, et je reçus une réponse: Elle aurait dû en effet prévenir!
Je me rendais aussi à l'agence pour l'emploi pour prévenir de mon départ.
Je reçus une convocation à l'agence juive, puis me rendais chez El al dans la dernière semaine de Décembre prendre mon billet d'aller.
Je reçus quelques jours avant mon départ un appel de Patrick A.
Nous avons parlé tendrement et quand je lui racontais mon histoire avec Sam et sa proposition il me dit de toute sa maturité:
-"combien va durer cette relation, un mois, 2 a tout casser et que feras tu ensuite? N'hésites pas: pars!
Le 27 Décembre 2005 je commandais un taxi pour le lendemain, je descendis chez quelques voisins que j'estimais Mr et Mme Cynamon a qui je remettais quelques objets pour les remercier de leur gentillesse et Mr et Mme Philippon à qui je remettais d'autres objets.
Le 28 décembre au matin, je me levais, allait m'acheter de quoi me faire un sandwich au jambon, mon dernier sandwich au jambon avant longtemps je croyais...
Puis le taxi vint, je descendais les bagages, rentrais dans le taxi et là je vis la concierge en ce jour froid de Décembre jeter du sel sur le trottoir, le taxi partait je sus que je ne reviendrais jamais. Il me restait 100 Euros en poche.

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nelly | Réponse 20.03.2014 22.18

je voulais vous dire que j'ai commencé à lire la suite de votre blog
Bisous Erick

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Commentaires

11.04 | 09:10

C'est une composition mixte, Résine, volière enduit au pinceau, feuille d'or, acrylique, bois et plastique, passez le bonjour à vos parents de ma part

...
11.04 | 09:07

Je ne sais pas si c'est votre père qui l'avait acquis vers 1991, je me souviens très bien de ce jour, il m'a dit que c'était son cadeau pour ses 50 ans

...
10.04 | 23:57

Bonjour,

C'est exact !
Déménagement de papa ne permettant pas de l'exposer dans son appartement par manque de place...
Quelle est sa composition ?

Cdlt

...
10.04 | 07:36

Bonjour Xavier, Avec un chiffon légèrement humide.
Etes-vous le nouveau propriétaire?

...
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