2006 - 2008 - La vie active

Diplome d'excellence des artistes Israeliens

Ma vie allait changer au mois de Novembre 2006.
En tant qu'OLE Hadash, j'avais la possibilité d'obtenir une bourse vu mon passé artistique par l'intermédiaire d'une commission des artistes Israéliens.
Je me présentais donc au début du mois de Novembre, présentai mon press Book et présentai un futur projet.
Je sus le 15 Novembre par courrier que j'avais largement convaincu la commission, les artistes Israéliens avaient jugés mon travail d'un niveau Excellent. Une reconnaissance que la France m'avait toujours refusé.
A la même période j'étais sollicité par quelques photographes qui m'avaient repéré et désiraient faire des séances avec moi comme sujet.
Je vivais toujours rue har zion et je comprenais qu'il fallait que je déménage le plus vite possible, et c'est Fabienne van Damme qui m'aida, elle connaissait une fille, qui louait un atelier, au 10 rue Shocken près du journal Haaretz et qui allait mettre un terme à son Alliah et retourner en France.
Je visitais le studio et compris que j'avais trouvé là, l'espace qui m'apporterait ma liberté pendant un temps.
Je pris contact avec la propriétaire, Betty Kluska, et en même temps je contactais ma cousine Cathia Benhaim en France.
Je la chargeais de vérifier auprès du Crédit municipal ce qu'il en était de mes biens que j'avais pose en gages au crédit municipal de Paris, avant mon départ.
Les divers objets avaient été vendus aux enchères et avaient rapporté un peu moins de 2500 Euros.
Je lui fis la procuration pour qu'elle puisse récupérer cet argent et me le faire parvenir, par mandat, je pus ainsi a la fin de l'année 2006 après une guerre, le coma d'Ariel Sharon qui était celui qui probablement dans mon inconscient avait semé le germe de ma future Alliah, et une épreuve, je rentrais dans mon premier appartement comme unique locataire.
Au ministère de l'emploi on me proposa de parfaire mon hébreu, et en accord avec le ministère de l'intégration je pus ainsi rentrer pour un stage en Ulpan B professionnel au début de l'année 2007, chez Manpower, avenue Menahem Begin.
Le stage durerait 4 mois, pendant lesquels je continuais les ménages.
Mais le soir en rentrant je fermais les yeux sur mon épreuve et souvent j'en pleurais, de rage, de désespoir, d'impuissance.
Je rencontrais a cette période Mor, un très beau Yéménite avec qui j'oubliais mes moments tristes.
Betty m'invitait de temps en temps à venir passer Shabbat chez elle et son second mari, près de Kikar Hamedina, le quartier le plus chic de Tel-Aviv.
Son mari Menahem me fit découvrir les plus belles synagogues de la ville.
Et avec elle je passais de longues heures à parler dans le salon.
Un jour je racontais a Ido mon épreuve, il ne m'a pas cru, nous avons cessé de nous voir.
Un jour ma professeur de stage, Irit une femme formidable, me dit:
"Erick, les ménages c'est bon pour un temps"
Je revis Anthony M. qui vint chez moi a shocken, nous avons beaucoup parle, comme nous étions en pleine période électorale en France, en Avril 2007, il me glissa une information, Sarkozy n'est plus avec Cecilia, et elle a son amant aussi, mais ils ont fait un pacte, tout le monde le sait, mais personne n'en parle.
A la fin du stage une fois de plus Fabienne m'appela et influencerai mon destin.
Je travaille à Kfar Saba, dans une société, basée en France, nous recherchons quelqu'un qui parle Français pour le département Belge.

 Je me rendais donc au rendez-vous chez Logix, je fus reçu a la fois par le Shift manager et le gérant de la société. Nous avons parlé de tout et des élections en France je leur glissais l'information que j'avais eu sur le futur et fictif couple présidentiel.
Quelques semaines plus tard je reçus leur appel, ils m'embauchaient.
Je commençais à la mi-mai
Les ménages c'était fini.
Chez logix je rencontrais deux filles d'une rare beauté, Sophie A. et Daphné S.
Puis arriva Stéphane G., un lourdaud, avec sa volubilité, tout mon contraire.
Il y avait aussi Esther Sellam, une de ses "spéciales"...
A la suite de la visite du patron de Belgique, je compris que le courant ne passait pas, et je commençais à chercher ailleurs, et c'est Daphné qui me décrocha un entretien dans la société ou travaillait son ami d'alors.
Je pris rendez-vous avec David S. le patron d'IDM.
Ce qui l'intéressait ce fut le fait que je parle Italien.
Poker 770 désirait s'étendre en Italie, et c'est pour ça que je tombais à pic.
Je devais présenter ma démission et signer mon nouveau contrat ce qui fut fait en moins d'une semaine, la veille de mon départ, Stéphane, vint me chercher, il m'emmena dans la salle de réunion du cote du télémarketing et l
à tous étaient réunis avec des cadeaux pour me souhaiter le meilleur dans mon nouveau job.

 Finalement le bon lourdaud ne l'était pas tant et avait un grand cœur, c'est juste que je n'étais pas prêt à me faire des amis. Et je sais bien que les deux jolies filles n'avaient pu s'empêcher de faire des commérages sur mes goûts sexuels, mais pour tout dire, je m'en moquais un peu.  

Je commençais mon nouveau travail d'account manager affilies pour l'Italie le 1 er Janvier 2008. Cette fois-ci la fille spéciale avait des yeux magnifiques, mais un caractère exécrable.
Elle s'appelait N. Bitton avec 2 t comme elle insistait à le dire, c'est plus rare avec 2 t...
J'excellais dans ce nouveau travail, je réussis a développer la présence de poker770 Italie pratiquement sur tous les sites d'affilies Italiens, je suscitais l'animosité de plusieurs personnes, Dov, le second de David S. et Alex G. l'account manager affilies France. N Bitton de son cote se rapprochait de moi.
Mon contrat de location arrivait a sa fin et c'est cette fois-ci Daphné S. qui m'aida dans ma recherche pour un nouvel appartement, elle cibla le centre de Tel-Aviv. Elle recherchait pour moi sur Homeless.co.il et Yad2.co.il, il fut difficile de trouver un nouveau logement, les prix avaient presque double, le monde commençait à découvrir la crise des surprimes, mais en Israël, loin du séisme économique qui menaçait le monde, les spéculateurs immobiliers puis l'inflation, font rage, et c'est la classe moyenne les pauvres les jeunes finalement tout le monde, qui en fait les frais.
Nous avons visité ensemble quelques studios et je visitais enfin ce studio façon loft rue Hirshenberg, près du coin Gordon et Dizingof. C'est un militaire qui nous accueillit Daphné, Betty Kluska qui nous avait accompagnés et moi, pour la deuxième visite. Betty me fit un geste de la main, genre: "Laisses moi faire!" et c'est elle qui négocia les termes de la location.
J'emménageais au mois de Février 2008 dans ce nouveau studio de 55 mètres carrés, en sous-sol, dont seul le grand espace pouvait justifier que l'on puisse tenir sous terre.
Je connus enfin le propriétaire des lieux, Avner Soudri un homme sympathique avec de la classe, j'appris par lui que né au Maroc, il avait vécu quelques temps à Tanger, pour étudier dans la Yeshiva qui se trouvait a quelques mètres de la Villa Henriette, depuis il avait émigré puis  était devenu Lieutenant dans l'armée Israélienne. Ayant pris sa retraite, s'étant remarié, avec une femme charmante, le couple a une fille, il partit vivre en France, où il est maintenant le créateur et le chef d'orchestre de l'ensemble instrumental de la ville de Nice.
Nous avons tout de suite sympathisé.
J'organisais une petite soirée de pendaison de crémaillère, j'invitais mes anciens collègues de chez Logix et des nouveaux collègues de chez IDM, ce fut très agréable comme soirée.
C'est vers cette période que rentrait dans la société, celle qui deviendrait pour toujours une très grande et chère amie, Terry.
Vers le mois de Septembre, un de mes correspondants en France sur DialH Romain, me prévint qu'il venait en visite à Tel-Aviv.
Romain est le pur produit de la French Gay connexion, beau musclé, mannequin à ses heures et également enseignant.
Il arrivait avec ses deux meilleurs amis.
Il ne s'en souvient pas mais a l'époque de mon passage chez Syselog, j'avais pris un abonnement chez Gymnasium les halles, bd de Sébastopol, et là je le voyais souvent, avec ses 2 amis, nous ne nous sommes jamais parlés alors. Un jour Samir, mon amant qui habitait à côté de chez moi à montmorency me dit qu'il le connaissait, ils avaient aussi été amants.
Un jour Romain vint me parler sur dialH. Une correspondance plutôt brève, mais il semblait curieux de connaitre Tel-Aviv, je lui racontais.

Et il décida enfin d'y venir pour quelques semaines de vacances, avec ses 2 meilleurs amis. Je leur organisais une petite soirée, ou peu de personnes sont venues mais nous avons continué chez Evita. Je pense qu'ils ont tout de suite saisi la beauté des hommes Israéliens, à la fois le charme et la beauté physique et sportive. De mon côté je mesurais le rejet que j'éprouvais, je n'étais plus le même, je me méfiais de la France et des Français, ici j'obtenais ce que la France m'avait toujours refusé, le fait d'être tout simplement un homme.

N. Bitton se joignait à nous dans les sorties, un soir nous sommes allés au Lima lima, rue Lilienblum. Là à l' écart près de la piste de danse un homme jeune vint me parler, je le reconnus par ses photos il était un de ceux qui venaient me parler sur Atraf. Nous avons danse et nous sommes embrassés, Nous nous sommes assis sur un des canapés et avons continué de nous embrasser, je ne voyais pas autour mais au moment de partir N. Bitton et les 3 autres avaient disparus. Le lendemain N. me fit remarquer qu'on ne voyait que moi et ma rencontre nous embrasser sur la piste du Lima Lima. Quelques jours après elle revint choquée, presque en pleurs, la veille au soir elle était sortie sur son balcon quand elle a senti un rat lui tomber sur les épaules et lui griffer le dos.
Elle en somatisait, elle détestait son appartement, mais ce ne fut pas tout, ses amies lui disaient que c'était grave que les rats étaient porteurs de maladie, qu'elle devrait suivre un traitement préventif...
Et un soir je faisais l'amour a une rencontre sur Atraf, quand mon portable sonna, c'était elle, elle était attablée au café restaurant au coin Gordon Dizingof, alors tenu par une de ses amies.  Elle me dit que ça n'allait pas, qu'elle m'attendait. Mon partenaire du soir et moi nous sommes rhabilles et l'avons rejoint. Elle était surprise et je sentis sur son visage de la jalousie, mais elle sut nous convaincre qu'elle allait mal, je dis à mon ami que je le rappellerai le lendemain que j'accompagnais N. aux urgences a Hihilov, Nous y avons attendu de longues heures elle y subit plusieurs examens et eut son traitement préventif.
Pendant l'attente j'étais dérouté par l'indifférence des médecins et du service envers un mendiant qui saignait et dont personne ne voulait s'occuper, malgré ses suppliques.
Un peu avant la matinée, et après plusieurs examens qu'elle subit nous sommes partis et nous avons marche sur Ibn Gavirol, je la tenais par les épaules et je sentais sa tête posée sur mon épaule gauche, nous sommes allés prendre un petit déjeuner sur une terrasse. Puis elle prit un taxi pour rentrer chez elle et de mon cote j'appelais le bureau pour expliquer à David ce qu'il s'était passe et que j'allais me reposer a présent. Cet évènement nous avait quelque peu rapprochés et un jour au bureau elle me dit, je voudrai te parler dehors, je lui demandais, "rien de grave?"
-Je vais quitter mon appartement et je voulais te demander si je pouvais venir chez toi pendant une brève période
-Tu sais que j'habite un studio, grand mais ca reste un studio, c'est pour combien de temps?
-Pas très longtemps 2 mois au plus
Finalement j'étais content, ça me permettrait de partager les frais, j'acceptais.
Je prévenais Romain et ses amis, qui me dirent: "Tu sais ce que ça veut dire?
Je fis celui qui ne voulait pas comprendre...
Ils partirent enfin, je ne les supportais plus.
Quelques jours après, elle apporta ses meubles, je me sentis envahi, elle devait venir vivre chez moi dans les jours qui suivaient.
Au bureau Dov démissionna et elle le remplaça, elle devait insupportable, le syndrome du petit chef. Je commençais a me demander ce qu'il en devenait des meubles qu'elle avait entrepose depuis près d'un mois et lui posait la question: "ca fait maintenant plus d'un mois, quelle est ton intention? tu dois comprendre que j'ai des amis et que je ne crois pas finalement que ta venue soit une bonne initiative"
Elle me dit "je vais les reprendre",
Un après-midi elle me dit "Je passe chez toi ce soir
-Je reçois un ami
Ce sera juste 5 minutes à 20 heures"
Nous avions fini de diner avec mon "date" il était plus de 21 heures, je ne pensais plus a elle et nous nous sommes assis sur mon lit, et commencions à nous embrasser quand on cognait a la porte vitrée, c'était elle. J'ouvris elle rentra comme une furie, je reconnus son visage empreint de jalousie, elle regarda mon partenaire, se dirigea vers ses affaires que j'avais entreposes dans un coin du studio puis parti avec un petit cabas.
Dès le lendemain des réflexions sur: "Les pds" devenaient son langage, j'allais voir David, le lui fit remarquer nos avons parlé, c'est ce jour-là qu'il me dit, je t'ai vu voici longtemps dans une soirée embrasser un homme "ce devait être au Vox, qu'est-ce qu'il pouvait bien y faire?" comme pour répondre à ma pensée il s'empressa de rajouter: "c'est des amis qui m'y avait emmené!"
Un soir nous sommes restes seuls dans le bureau 2 mois après, je lui dis N. il faut que tu viennes chercher tes meubles, il avait été convenu une courte période dans d'autres conditions, et je ne suis pas un garde meuble.
Elle devint très pénible.
Pendant le week end le téléphone sonna plusieurs fois mais c'était un correspondant anonyme et je n'y réponds jamais, on ne laissa pas de messages vocal.
Le Lundi elle me dit: "J'ai appelé plusieurs fois, je voulais reprendre les meubles
-J'ai aussi une vie privée" Répondis-je
Nous arrivions dans une impasse, professionnelle et amicale, alors le 12 Décembre, un vendredi, elle piqua une crise d'hystérie, je décidais de partir définitivement j'appelai David qui n'était pas dans son bureau et le lui annonça.
Il manquait seulement quelques jours avant de faire 1 an dans cette société, mais conformément a mon souhait le jour où je venais vivre en Israël, j'étais un homme libre. Je dis à David, Tu diras a N. que je sors ses meubles dehors, elle a une journée avant qu'ils ne disparaissent.
Et je les sortis un a un dans le petit jardinet sous l'escalier en face de ma porte vitrée.
Plus tard elle vint les prendre avec un camion, je présume aidée par des amis.
Je revins dans la société au début du mois de Janvier 2009 pour récupérer mon dernier bulletin de salaire et signer les dernières formalités.
Puis je ne revis plus N. Bitton avec 2 T.
Daphné aussi ne voulait plus me revoir, mais pour d'autres raisons que j'apprendrais quelques annees plus tard.

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Commentaires

11.04 | 09:10

C'est une composition mixte, Résine, volière enduit au pinceau, feuille d'or, acrylique, bois et plastique, passez le bonjour à vos parents de ma part

...
11.04 | 09:07

Je ne sais pas si c'est votre père qui l'avait acquis vers 1991, je me souviens très bien de ce jour, il m'a dit que c'était son cadeau pour ses 50 ans

...
10.04 | 23:57

Bonjour,

C'est exact !
Déménagement de papa ne permettant pas de l'exposer dans son appartement par manque de place...
Quelle est sa composition ?

Cdlt

...
10.04 | 07:36

Bonjour Xavier, Avec un chiffon légèrement humide.
Etes-vous le nouveau propriétaire?

...
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